Nos extraits de La grande librairie sur France 5

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La grande librairie sur France 5
#lagrandelibrairie #lgl
Tous les jeudi à 20h40
La Grande Librairie est une émission littéraire présentée par François Busnel et diffusée sur France 5 depuis septembre 2008. L'émission est diffusée en direct et a lieu en public. De format 60 minutes, elle est réalisée par Adrien Soland et produite par Rosebud Productions. Le dessinateur Jul ponctue les interviews de François Busnel par des dessins humoristiques.

LES PRESENTATEURS & PRESENTATRICES

François Busnel

LES PERSONNALITES DONT ON PARLE LE PLUS SOUVENT

Mehdi Meklat

22 fois

Zeruya Shalev

13 fois

Romain Gary

4 fois

Jim Harrison

3 fois

Orson Welles

3 fois

Sergio Leone

3 fois

Philon d'Alexandrie

2 fois

LES EXTRAITS DES EMISSIONS

LA GRANDE LIBRAIRIE DU 23 FéVRIER

Ce qu'on a dit sur Zeruya Shalev

Zeruya Shalev La grande librairie du 23 fvrier Zeruya Shalev La grande librairie du 23 fvrier Zeruya Shalev La grande librairie du 23 fvrier
...Egalement avec nous, la grande romancière israélienne

Zeruya Shalev

. Elle revient avec un livre d'une puissance folle. Ily aura aussi un coup de coeur. 1re télé pour une jeune femme d'origine ukrainienne qui vit en France : Yelena Moskovich. De belles adaptations littéraires, ily en a énormément. Victor Hugo a été adapté, Dumas également, Philip K. Dick, Balzac... Thierry Frémeaux, quelle est la meilleure adaptation littéraire au cinéma ? - T. Frémaux : On dit toujours qu'une bonne adaptation est une trahison. Le cinéma, c'est une chose, un langage. La littérature est un autre langage. Mais ce n'est pas en illustrant avec des images qu'on raconte et qu'on est fidèle de la meilleure manière à un auteur. La meilleure adaptation de Proust, c'était "Il était une fois en Amérique" de Sergio Leone. - F....
Zeruya Shalev La grande librairie du 23 fvrier Zeruya Shalev La grande librairie du 23 fvrier Zeruya Shalev La grande librairie du 23 fvrier
...Nous sommes toujours en compagnie de Costa-Gavras, Thierry Frémaux, Anne Akrich et nous ont rejoints 2 romancières : Yelena Moskovich et

Zeruya Shalev

. Bonsoir. Des livres très différents, des romans avec une très grande ambition et tenus jusqu'au bout. On va commencer avec vous, Yelena Moskovich. Vous faites votre entrée en littérature. Voici un roman sulfureux et énigmatique, mais fascinant et stupéfiant. 1er roman qui s'intitule "Les Natasha" traduit de l'anglais. Yelena Moskovich, vous êtes née en Ukraine en 1984 dans une famille juive qui a émigré ensuite aux Etats-Unis. Et vous vous êtes venue en France. Avant, vous avez travaillé au théâtre, vous avez écrit des pièces qui ont été montées en Suède, au Canada. Les 1res pages de ce livre sont remarquables. Qui sont-elles, les - Y. Moskovich : Natasha, - Y....
Zeruya Shalev La grande librairie du 23 fvrier Zeruya Shalev La grande librairie du 23 fvrier Zeruya Shalev La grande librairie du 23 fvrier
...Busnel :

Zeruya Shalev

, on va parler de votre roman. Vous brouillez les pistes. Est-ce que vous avez le sentiment de vouloir devenir chacun de vos personnages quand vous écrivez ? - Z. Shalev : Oui, tout à fait. Je me sens vraiment comme une actrice qui monterait sur scène. Ou encore comme un acteur. Je ne suis plus moi pendant quelques heures de la journée. J'essaie de me concentrer et d'essayer avec toutes mes forces de rentrer dans les personnages sur lesquels j'écris. Dans leur conscience. Et également dans les personnages secondaires. Par exemple, dans le livre précédent, j'avais 80 ans, j'avais également 16 ans, j'étais un homme. J'étais tout le monde. - F. Busnel : Vous êtes César, vous aussi?...

Ce qu'on a dit sur Romain Gary

Romain Gary La grande librairie du 23 fvrier Romain Gary La grande librairie du 23 fvrier Romain Gary La grande librairie du 23 fvrier
...Ils sont admirables parce qu'on y croit. Quand

Romain Gary

a vu le film, il m'a dit que jusqu'à présent, toutes les adaptations de ses livres étaient ratées. - T. Frémaux : On ne retrouve pas ce que sont les livres. "La promesse de l'aube", c'est lui ? Il va être tourné bientôt.

Romain Gary

, c'est un pourvoyeur d'histoires. - F. Busnel: Un polar culte qui fait votre 1er film. - Costa-Gavras : C'est une histoire particulière. J'étais assistant, à l'époque. J'étais entre deux films de René Clément. Comme exercice, je suis tombé sur "Compartiment tueurs" etj'ai fait le scénario. Sans avoir les droits, sans connaître l'auteur. Un exercice d'école. On n'enseignait pas le scénario à l'Institut de cinéma. C'est fou d'avoir fait un scénario sans avoir les droits... - F....
Romain Gary La grande librairie du 23 fvrier Romain Gary La grande librairie du 23 fvrier Romain Gary La grande librairie du 23 fvrier
...C'est avec le livre de

Romain Gary

, "Clair de femme". J'ai respecté complètement ce livre. - F. Busnel : Autre livre, "Au coeur des ténèbres" de Joseph Conrad. On Se dit que c'est inadaptable. - T. Frémaux : Je parlais d'Orson Welles. Ça devait être son 1er projet. - F. Busnel: Et ça bloque ? - T. Frémaux : Il y avait des difficultés à monter le film. Je vois une couverture de "Lattrape-coeur". - F. Busnel : C'est tellement - T. Frémaux : On se dit que ça ferait un film formidable. - F. Busnel : Vous évoquez Conrad, et voulez -- vous l'évoquez à travers Coppola et la Palme d'0r qu'il remporte. Vous posez la question à Gilles Jacob, personnalité incontournable, écrivain. C'est lui, le patron. C'est lui qui est l'âme de Cannes, le gardien des secrets. - Costa-Gavras : Il a transformé le festival. Thierry poursuit ce travail. - F....
Romain Gary La grande librairie du 23 fvrier Romain Gary La grande librairie du 23 fvrier Romain Gary La grande librairie du 23 fvrier
...C'est un grand écrivain français, dont les rapports avec le cinéma sont à la fois clairs et ambivalents. Amoureux des actrices, mais il n'aurait pas détesté devenir un grand cinéaste,

Romain Gary

. - Costa-Gavras : Il a aimé le cinéma. - F. Busnel: Pourquoi "Clair de femme" ? - Costa-Gavras : J'avais entendu parler de ce livre, qui disait: "Avec l'amour, on peut profaner le malheur." Cette phrase m'avait touché. J'ai lu le livre, et il m'a beaucoup intéressé. C'était une histoire d'amour habituelle. C'était une histoire d'amour particulière. - F. Busnel : Qu'est-ce qu'une histoire d'amour - Costa-Gavras : Les gens se rencontrent, tombent amoureux, ont des problèmes et, à la fin, ça finit bien ou ça finit mal. Là, les personnages se rencontrent par hasard, ils se parlent, mais ne savent pas pourquoi ils se parlent l'un à l'autre, dans un langage absolument extraordinaire. - F....

Ce qu'on a dit sur Sergio Leone

Sergio Leone La grande librairie du 23 fvrier Sergio Leone La grande librairie du 23 fvrier Sergio Leone La grande librairie du 23 fvrier
...La meilleure adaptation de Proust, c'était "Il était une fois en Amérique" de

Sergio Leone

. - F. Busnel : Ily a eu le film de Raul Ruiz. Vous le mettez de côté. Mais vous me dites : "Proust, c'est

Sergio Leone

". - T. Frémaux : Quand De Niro revient et que son copain lui dit: "Qu'est-ce que tu as fait tout ce temps '1", il répond : "Longtemps je me suis couché de bonne heure." Allusion à la 1re phrase de "A la recherche du temps perdu". - F. Busnel : Ce sont deux grammaires différentes. Il faut aller chercher

Sergio Leone

pour Proust. Costa-Gavras, est-ce qu'un film génial ne trahit pas un livre génial? - Costa-Gavras : Non, je ne vois pas... Ily a un livre génial dont on n'a jamais pu faire un film : "Voyage au bout de la nuit". - F. Busnel: Pour quelles raisons ?...

Ce qu'on a dit sur Orson Welles

Orson Welles La grande librairie du 23 fvrier Orson Welles La grande librairie du 23 fvrier Orson Welles La grande librairie du 23 fvrier
...Frémaux : Avec

Orson Welles

, on ne saitjamais si c'est vrai ou c'est faux, ce qu'il raconte. Moi, tout est vrai.

Orson Welles

avait un contrat pour écrire un scénario. Il téléphone d'une cabine. On lui dit : "Vous n'avez même pas le titre ?" Son regard se porte sur une librairie et il dit: "Si, ça s'appelle "La dame de Shanghai"." Il prend un livre qui est un petit polar et en fait une chose somptueuse. - F. Busnel : Autre belle histoire. Costa-Gavras, lorsque vous êtes arrivé en France de Grèce pour étudier à la Sorbonne, vous n'aviez pas tellement en tête de devenir cinéaste. Vous vouliez être écrivain. - Costa-Gavras : Je voulais apprendre à écrire. La Sorbonne était le lieu idéal pour ça....

Ce qu'on a dit sur Jim Harrison

Jim Harrison La grande librairie du 23 fvrier Jim Harrison La grande librairie du 23 fvrier Jim Harrison La grande librairie du 23 fvrier
...On tombe sur celui qui était tout sauf pressé,

Jim Harrison

. - T. Frémaux : Oui.

Jim

Harrison, c'est un homme que j'ai connu avant la gloire. Ils l'ont amené à Lyon. C'est un homme qui aimait bien manger. A Lyon, il était servi. On est devenus amis. Son rapport au cinéma et à Hollywood est intéressant. La manière dont il est devenu écrivain grâce à Jack Nicholson qui a été son mécène, qui lui a donné de l'argent pour qu'il quitte la fac et qu'il écrive son 1er livre. Peu d'acteurs peuvent se targuer d'être parvenus à un tel résultat. - F. Busnel : Il a ensuite été scénaristes pour Hollywood, proche d'Harrison Ford. Il a écrit des films qui ne se sontjamais montés. Ça fait partie des nécessités, avoir un écrivain qui soit également capable, soit d'écrire un scénario, soit d'avoir cet oeil de cinéaste ?...
Jim Harrison La grande librairie du 23 fvrier Jim Harrison La grande librairie du 23 fvrier Jim Harrison La grande librairie du 23 fvrier
...On parlait de

Jim Harrison

tout à l'heure. La 1re phrase de "Alva" : "Aujourd'hui on m'a dit qu'il ne fallait pas considérer la vie comme une approximation brutale", je trouvais que ça correspondait bien à la vie de Brando qu'on retrouve dans le roman. - F. Busnel: Brando, - F. Busnel: Brando, vous racontez sa vie. Vous dites qu'il méprisait Hollywood. - A. Akrich : C'est son enfer. C'est ce qu'il prétend dans tous les écrits. Il détestait cet endroit, il détestait son métier d'acteur. Il avait une haine très profonde de ce milieu, de cette hypocrisie sociale. Sa conquête de la Polynésie, c'était la nudité. - F. Busnel : Vous l'auriez fait tourner, Marlon Brando ? - Costa-Gavras : On a parlé 2 ou 3 fois de travailler ensemble....

Ce qu'on a dit sur Algérie

Algérie La grande librairie du 23 fvrier Algérie La grande librairie du 23 fvrier Algérie La grande librairie du 23 fvrier
...C'est l'histoire de Meursault, un homme solitaire dans

l'Algérie

coloniale. Ilveut vivre comme il veut vivre, contre la société qui le juge parce qu'il ne rentre pas dans les clous. C'est quelqu'un qui ne veut pas être comme tout le monde. Pour la 1re fois de ma vie de lectrice, je découvrais la figure de l'antihéros. Etje me suis dit que si on pouvait trouver ça en littérature, ça valait le coup de lire tous les livres. Je trouve que c'est extraordinaire, des livres qui nous bousculent, qui nous bouleversent. Pour moi, c'est ça, la littérature. - F. Busnel : Je vous propose quelques livres qui vont vous secouer et peut-être vous bouleverser. Nous sommes toujours en compagnie de Costa-Gavras, Thierry Frémaux, Anne Akrich et nous ont rejoints 2 romancières : Yelena Moskovich et Zeruya Shalev. Bonsoir....

Ce qu'on a dit sur Canada

Canada La grande librairie du 23 fvrier Canada La grande librairie du 23 fvrier Canada La grande librairie du 23 fvrier
...Avant, vous avez travaillé au théâtre, vous avez écrit des pièces qui ont été montées en Suède, au

Canada

. Les 1res pages de ce livre sont remarquables. Qui sont-elles, les - Y. Moskovich : Natasha, - Y. Moskovich : Natasha, c'est Natasha ? nom qui évoque leur perte d'identité. - F. Busnel: Le choeur grec, on a l'impression qu'on est dans le choeur antique. Ce sont elles qui vont être les déesses de la vengeance. Mais le choeur clown ? - Y. Moskovich : Le clown croit au fond à ce qu'il fait, à ce qu'il est en train d'apprendre, de traverser. Elles sont tellement sincères, tellement loin de leur tragédie. Elles ne sont pas conscientes de leur tragédie. Ça permet d'évoquer une sorte de comédie et de tragédie en même - F. Busnel: Leur tragédie, c'est d'être devenues des objets sexuels. Mais vous ne le précisezjamais. Tout est suggéré dans ce livre. - Y....

Ce qu'on a dit sur Grèce

Grèce La grande librairie du 23 fvrier Grèce La grande librairie du 23 fvrier Grèce La grande librairie du 23 fvrier
...Busnel : Autre belle histoire. Costa-Gavras, lorsque vous êtes arrivé en France de

Grèce

pour étudier à la Sorbonne, vous n'aviez pas tellement en tête de devenir cinéaste. Vous vouliez être écrivain. - Costa-Gavras : Je voulais apprendre à écrire. La Sorbonne était le lieu idéal pour ça. Un jour, j'ai découvert la cinémathèque française. Le 1er film que j'aie vu, c'est "Les rapaces". Jusqu'alors, les films que j'avais vus, c'étaient des westerns, des films d'action. Ily avait une censure, en

Grèce

. Je me suis aperçu que le cinéma pouvait faire des grands classiques, comme les tragédies et le grand théâtre. J'ai vu beaucoup de films... Je me suis dit qu'on pouvait écrire avec des images. - F. Busnel : On peut aussi vivre dans les images et avoir envie de tenir son journal....
Grèce La grande librairie du 23 fvrier Grèce La grande librairie du 23 fvrier Grèce La grande librairie du 23 fvrier
...J'ai décidé d'être un citoyen français né en

Grèce

. L'identité est un choix personnel. Ce n'est pas quelque chose que la société donne. On choisit sa propre identité. - F. Busnel : Anne Akrich, vous l'avez choisie, votre identité ? On parlait de vos origines polynésiennes, tunisiennes, de votre personnage qui a l'air de se chercher. - A. Akrich :Je suis une enfant de la colonisation française. C'est encore un autre passé, un autre héritage. - F. Busnel: Et dans le présent? - A. Akrich :Je suis profondément française. - F. Busnel : Thierry Frémeaux, vous insistez beaucoup sur l'union. - T. Frémaux : C'est moins exotique. - F. Busnel : Mais la question de l'identité est très présente. Vous êtes capable de prendre l'avion pour l'autre bout du monde pour aller voir 10 minutes de film....

LA GRANDE LIBRAIRIE DU 16 FéVRIER

Ce qu'on a dit sur Mehdi Meklat

Mehdi Meklat La grande librairie du 16 fvrier Mehdi Meklat La grande librairie du 16 fvrier Mehdi Meklat La grande librairie du 16 fvrier
...Puis viendront

Mehdi Meklat

et Badroudine Sa' l'd Abdallah. Ils publient le roman "Minute". Eric-Emmanuel Schmitt, vous avez lu "Meursault, contre-enquête"... - E-E Schmitt : Camus fait partie des auteurs que j'aime le plus au monde. J'ai vu arriver l'aventure avec une forme de réserve et d'antipathie qui a fondu dès que j'ai lu votre livre. - F. Busnel: Parce que vous vous êtes dit que c'était un monument? - E-E Schmitt: Parce que je me disais : "On ne touche pas". Mais c'est un livre dans lequel ily a un sens de la sensualité, de la volupté, de la nature algérienne qui me fascine chez Camus, et que j'ai retrouvée. Ily a aussi une volonté de justesse, qui peut être une volonté d'intransigeance dans la justesse et dans l'examen....
Mehdi Meklat La grande librairie du 16 fvrier Mehdi Meklat La grande librairie du 16 fvrier Mehdi Meklat La grande librairie du 16 fvrier
...Philippe Val nous a rejoints et avec vous, ily a Mehdi et Badrou.

Mehdi Meklat

et Badroudine Sa' l'd Abdallah, vous publiez un pamphlet, un essai, une réflexion très personnelle qui s'appelle : "Minute". Kamel Daoud, nous allons revenir sur le sujet que vous abordez dans ce livre : "Mes indépendances, chroniques 2010-2016". Ce sont les questions de l'identité. Ily a aussi la question des démocraties, des intellectuels qui peuvent bannir d'autres citoyens. Il y a de l'humour, mais aussi de la colère, de la légèreté dans vos textes. Quand ily a eu, ily a 2 ans, ce drame à Cologne où des migrants se sont emparés de plusieurs femmes, vous avez écrit un papier remarquable. Vous vous êtes exprimé simplement sur le rapport de l'islam à la femme....
Mehdi Meklat La grande librairie du 16 fvrier Mehdi Meklat La grande librairie du 16 fvrier Mehdi Meklat La grande librairie du 16 fvrier
...Que ferez-vous le 7 mai prochain, le soir du 2d tour de l'élection présidentielle, entre 19h59 et 20h ?

Mehdi Meklat

et Badroudine Sa' l'd Abdallah imaginent la minute qui précède Pannonce l'annonce du prochain président de la République. Vous avez 24 ans. On vous a découverts dans le "Bondy Blog". Vous avez été révélés sur les ondes de France Inter par Pascale Clark, qui vous appelait "Les Kids". "Minute", 2e roman où se côtoient sans se croiser un écrivain qui a reçu un prix Goncourt, une candidate d'extrême droite, un clochard, un chauffeur Uber... Qu'est-ce qui vous a donné l'envie d'écrire cette chronique d'une France où une candidate d'extrême droite est sur le point de remporter une élection présidentielle ? - M. Meklat: "Qu'est-ce qui nous rassemble avant le chaos ?"...

Ce qu'on a dit sur Philon d'Alexandrie

Philon d'Alexandrie La grande librairie du 16 fvrier Philon d'Alexandrie La grande librairie du 16 fvrier Philon d'Alexandrie La grande librairie du 16 fvrier
...Judéo-grec, dès les 1ers siècles,

Philon

- F. Busnel:

d'Alexandrie... Philon

d'Alexandrie. Il y a aussi tout un chapitre consacré à Pénélope, pas Fillon, mais vous ne l'avez pas fait exprès. Je précise, Pénélope, "L'Iliade", "L'odyssée". - P. Val: Ulysse, qui est le roman terminal, en réalité, il ouvre une porte. Il dit que cette fusion judéo-grecque est enfin aboutie et accomplie une bonne fois pour toute. C'est une nouvelle ère qui s'ouvre, pour le meilleur et pour le pire. - F. Busnel : On a commencé l'émission avec cette question de l'optimisme et du pessimisme. Vous vous rangez dans quelle catégorie ? - P. Val : Si on apprend à être amoureux de cette histoire, on peut être optimiste....
Philon d'Alexandrie La grande librairie du 16 fvrier Philon d'Alexandrie La grande librairie du 16 fvrier Philon d'Alexandrie La grande librairie du 16 fvrier
...Busnel : Les bâtards, c'est

Philon d'Alexandrie

, Spinoza, c'est même Montaigne. - P. Val : C'est aussi Erasme. Ils étaient contestés dans leur origine à penser des droits pour toute l'humanité. Ils ont, par leur travail et leurs tragédies, fait éclore une civilisation au moins au niveau du droit qui a permis aux sciences, à la peinture, à la littérature picaresque, que les convertis soupçonnaient. C'est une histoire mise en veilleuse. - F. Busnel: Pourquoi dites-vous que cette part silencieuse fait l'objet d'un évitement? - P. Val: Parce qu'ily a un antisémitisme chrétien qui a évité de dire ça. Aujourd'hui, si on n'aime pas ces identités bâtardes... Nous sommes les enfants de ces gens qui ont beaucoup bagarré, qui ont souffert, mais qui ont été d'une intelligence formidable....

Ce qu'on a dit sur Albert Camus

Albert Camus La grande librairie du 16 fvrier Albert Camus La grande librairie du 16 fvrier Albert Camus La grande librairie du 16 fvrier
...Il y a

Albert Camus

, Meursault, mon personnage et moi. - F. Busnel: Dans ce roman, vous nommez celui que Camus appelle "l'Arabe". - K. Daoud : C'était important. Nommer, c'est se permettre de tuer. Quand on veut tuer la nuit, on la nomme. J'ai trouvé assez fascinant ce rapport à l'Arabe dans "L'étranger" de Camus. En même temps, l'homme donne des noms à toute chose. Je trouve cette mécanique fascinante. Nommer, c'est important. Nommer, c'est saisir. C'est inventorier, c'est s'approprier. Et c'est reconnaître. - F. Busnel : Il faut trouver les bons noms, les noms propres et les noms communs, sur les choses qu'on n'ose pas nommer, par exemple les dictatures quand elles en sont, ou les démocraties quand elles ne fonctionnent plus....

Ce qu'on a dit sur Virginia Woolf

Virginia Woolf La grande librairie du 16 fvrier Virginia Woolf La grande librairie du 16 fvrier Virginia Woolf La grande librairie du 16 fvrier
...Ce qui m'intéressait, c'était Perec et

Virginia Woolf

. J'étais un peu embarrassée car j'étais dans l'énergie du Nouveau roman. Je veux toujours trouver des formes nouvelles et dérouter le lecteur. - F. Busnel : C'est ce que vous faites. - S. Divry : Je ne cherche pas à renoncer au roman alors que c'était le cas de beaucoup d'auteurs. - F. Busnel : Interdiction d'écrire au passé simple. Ça a existé. - S. Divry : Je cherchais une 3e voie entre la lutte contre les conventions d'écriture, qui peut être un peu un carcan, et de me libérer de la lutte contre la convention. La lutte contre les traditions peut aussi être enfermante. Ecrire cet essai m'a fait beaucoup évoluer. Un essai, c'est un peu une aventure intellectuelle....

Ce qu'on a dit sur Barbara Pym

Barbara Pym La grande librairie du 16 fvrier Barbara Pym La grande librairie du 16 fvrier Barbara Pym La grande librairie du 16 fvrier
...Le livre qui a changé ma vie, c'est un livre de

Barbara Pym

qui s'appelle : "Un brin de verdure". C'est l'histoire d'une femme qui s'appelle Emma et qui va passer quelques mois dans la maison de sa mère, dans un petit village anglais. Elle va devenir un des personnages de ce village. Ily a une phrase qui explique très bien ce que j'ai ressenti : "Elle savait qu'en définitive, la réalité n'avaitjamais l'intensité de la fiction et elle était qu'elle en fut ainsi." Au final, c'est ça que j'ai découvert avec ce livre. J'aime lire parce que je suis confrontée à des situations, à des émotions que je ne vis pas dans la réalité. Je suis très contente que ça reste dans un livre. La réalité, j'aime bien qu'elle soit animée par des petits riens qui font finalement la beauté de l'existence. - F....

Ce qu'on a dit sur Algérie

Algérie La grande librairie du 16 fvrier Algérie La grande librairie du 16 fvrier Algérie La grande librairie du 16 fvrier
...Il a été condamné à mort par une fatwa en

Algérie

. Il est traduit dans le monde entier, etje le considère comme un très grand écrivain. Bonsoir, Kamel Daoud. Merci d'avoir accepté d'être présent sur ce plateau pour échanger avec des romanciers et des essayistes qui s'interrogent sur des questions qui vous préoccupent, celles de la démocratie, de l'écriture, de l'identité et de l'islam. Je rappelle que votre livre "Meursault, contre-enquête" avait remporté le Goncourt du 1er roman. Vous publiez un livre absolument passionnant. Il regroupe des chroniques, celles que vous écrivez depuis 2010. Vous écrivez pour le Quotidien d'Oran en

Algérie

. Vous écrivez pour Le Point en France. Vous écrivez pour le New York Times aux Etats-Unis et également pour la Repubblica en Italie....
Algérie La grande librairie du 16 fvrier Algérie La grande librairie du 16 fvrier Algérie La grande librairie du 16 fvrier
...Quand on remet une médaille à un roi et qu'on le salue comme étant un grand défenseur des femmes, ça nous fait rire jaune. Ily a eu une belle caricature en

Algérie

où on voyait le roi d'Arabie Saoudite visant -- disant : "On valu lutter contre le terrorisme", avec un flingue contre sa tempe. autour du pot. Je pense que ce sont des cercles vicieux qui se nourrissent les uns les autres. Il y a une complicité occidentale qui nourrit un royaume, qui lui-même s'appuie sur un clergé dont il a besoin, lequel clergé a des intentions d'expansionnisme mondial. - F. Busnel : Mehdi et Badrou, quand vous entendez Kamel Daoud raconter tout ça, comment réagissez-vous ? - M. Meklat : Je pense que c'est très différent. L'expérience de Kamel Daoud, et son expérience dans son quotidien en

Algérie

, qui n'est pas la même chose et les mêmes problèmes qu'on retrouve en France, dans nos quotidiens......
Algérie La grande librairie du 16 fvrier Algérie La grande librairie du 16 fvrier Algérie La grande librairie du 16 fvrier
...Par manque de moyens, de chance et de circonstances, nous devons témoigner de notre époque pour pouvoir mériter qu'on se souvienne de nous. En

Algérie

, être un ancêtre, ça se mérite. Ecrire, c'est une manière de mériter le titre d'ancêtre. - F. Busnel : Quand on dit qu'il n'y a qu'un seul livre, le pouvoir de l'écrivain qui fictionne, quel est-il ? Est-ce qu'on se demande à quoi ça sert? - K. Daoud : On me pose souvent cette question. "Vous avez raison, mais vous ne changez pas le monde." Je réponds méchamment, en disant que j'ai le choix entre "être vous ou être moi". - F. Busnel : Vous ne leur répondez pas : "Vous êtes sûr que je me change pas le monde ?" - K. Daoud : Je préfère garder les pieds sur terre. Je n'ai pas de réponse. - F. Busnel : Je comprends que par humilité, vous dites "je ne le change pas le monde"....

Ce qu'on a dit sur Angleterre

Angleterre La grande librairie du 16 fvrier Angleterre La grande librairie du 16 fvrier Angleterre La grande librairie du 16 fvrier
...Certains livres de Victor Hugo en France, des livres de Charles Dickens en

Angleterre

. Ces livres Ces livres ont une efficacité dans la vie politique. Ils font progresser quelque chose. - P. Val : Ils font progresser quelque chose de l'humanité. Ça donne des droits, ça insuffle et ça inspire des droits qui débouchent sur de nouvelles libertés. - M. Meklat : Je vais citer une phrase du roman de Sophie. "Le roman peut apporter un peu de dignité". C'est une phrase de votre livre, Sophie Divry. Le roman peut apporter de la dignité. C'est déjà beaucoup. - S. Divry : Le roman en tant que tel ne fait rien de tel. S'il y a des livres qui déclenchent des lois, c'est qu'il y a des forces sociales derrière. Mais ça ne marche pas à tous les coups. - K....

Ce qu'on a dit sur Athènes

Athènes La grande librairie du 16 fvrier Athènes La grande librairie du 16 fvrier Athènes La grande librairie du 16 fvrier
...Ce qui est très chic, c'est de dire que notre identité, c'est la Grèce,

Athènes

, l'apport des philosophes. Mais vous parlez de l'apportjuif. Comme vous êtes provocateur, vous dites : "Quand je dis que j'aime l'Italie, personne ne me demande si je suis italien. Quand je dis que j'aime la culture juive, on me demande pourquoi." C'est antisémite ? - P. Val : C'est un réflexe qui vient d'un vieil antisémitisme. - F. Busnel : Ça ne peut pas être juste parce qu'on se pose la question sincèrement? - P. Val : C'est parce que c'est inhabituel. On ne peut pas désirer quelque chose dont on ignore l'existence. J'ai essayé d'écrire l'histoire de cette Europe de l'ouest, de ces civilisations qui étaient le bout du monde. Le dernier arrêt du bus, c'était l'Atlantique....