Nos extraits de La grande librairie sur France 5

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La grande librairie sur France 5
#lagrandelibrairie #lgl
Tous les jeudi à 20h40
La Grande Librairie est une émission littéraire présentée par François Busnel et diffusée sur France 5 depuis septembre 2008. L'émission est diffusée en direct et a lieu en public. De format 60 minutes, elle est réalisée par Adrien Soland et produite par Rosebud Productions. Le dessinateur Jul ponctue les interviews de François Busnel par des dessins humoristiques.

LES PRESENTATEURS & PRESENTATRICES

François Busnel

LES PERSONNALITES DONT ON PARLE LE PLUS SOUVENT

Louise Erdrich

17 fois

Laura Alcoba

14 fois

Jérémy Ferrari

12 fois

Nathacha Appanah

10 fois

Isabelle Adjani

4 fois

Peter Heller

2 fois

LES EXTRAITS DES EMISSIONS

LA GRANDE LIBRAIRIE DU 23 MARS

Ce qu'on a dit sur Louise Erdrich

Louise Erdrich La grande librairie du 23 mars Louise Erdrich La grande librairie du 23 mars Louise Erdrich La grande librairie du 23 mars
...Busnel : Toujours sur le plateau de "La Grande Librairie" avec les lauréates du prix France Télévisions, Nathacha Appanah et Patrizia Paterlini-Bréchot. Anne-Dauphine Anne-Dauphine Julliand, Philippe Labro et Abedllah Ta' l'a sont toujours là aussi.

Louise Erdrich

, bonsoir. - L. Erdrich : Merci beaucoup. C'est un bonheur d'être ici. - F. Busnel : Vous êtes en France pour quelques jours. Vous êtes devenue l'une des figures les plus emblématiques de ce qu'on appelle la Renaissance amérindienne. L'oeuvre de

Louise Erdrich

, tout est extraordinaire. Oeuvre acclamée...
Louise Erdrich La grande librairie du 23 mars Louise Erdrich La grande librairie du 23 mars Louise Erdrich La grande librairie du 23 mars
...Il évoque une mère, celle d'un jeune homme homosexuel qui tente de s'intégrer. Et puis, tout à l'heure, l'une des plus grandes romancières actuelles viendra nous rejoindre :

Louise Erdrich

. Elle sera là pour parler de ses livres, tout comme les 2 lauréats du prix France Télévisions. Le prix du jury a couronné couronné ily a quelques heures le prix du roman et le prix de PessaL l'essai. Qui sont les lauréats ? Vous allez le découvrir. On croit toujours connaître ses parents. "Ma mère cette inconnue" s...
Louise Erdrich La grande librairie du 23 mars Louise Erdrich La grande librairie du 23 mars Louise Erdrich La grande librairie du 23 mars
...Busnel: "Tropique de la violence", prix du roman France Télévisions.

Louise Erdrich

nous rejoindra sur le plateau. Elle est auteur et libraire. Elle possède une librairie formidable. Les librairies, c'est ce qu'on aime vous faire visiter. En voici une à Boulogne-Billancourt. Nous allons rencontrer quelqu'un qui a décidé de changer de vie. On plaque tout et on fait un endroit qui donne du bonheur aux gens. Les mots et les - Se lever le matin et ouvrir la porte de la librairie, et savoir qu'on a à portée de bras des milliers de romans, c'est magnifique. C'est vertigineux. On n'a pas encore tout lu et on n'aura jamais tout lu. Le métier de libraire n'estjamais assouvi. Ça fait 4 ans maintenant que je suis libraire. Auparavant, j'étais consultant dans une entreprise de conseil en stratégie....

Ce qu'on a dit sur Nathacha Appanah

Nathacha Appanah La grande librairie du 23 mars Nathacha Appanah La grande librairie du 23 mars Nathacha Appanah La grande librairie du 23 mars
...Le jury de lectrices et de lecteurs s'est réuni cet après-midi et a choisi un roman et un essai. Voici

Nathacha Appanah

et Patrizia Paterlini-Bréchot. J'ai assisté aux délibérations. Ils ont des arguments excellents pour vous décerner ce prix.

Nathacha Appanah

, romancière, originaire de l'île Maurice, de culture indienne aussi. Vous avez fait le choix de venir vivre en France. C'est votre 8e roman. "Tropique de la violence" publié en septembre dernier. Il a été choisi. Patrizia Paterlini-Bréchot, vous souriez. Vous n'êtes pas écrivaine, et en fait si, puisque vous êtes là. Médecin oncologue et professeur de biologie cellulaire. On vous appelle "la tueuse de cancers". "Tuer le cancer" est le titre de ce livre qui est un livre qui raconte votre parcours, votre découverte, celle d'un protocole dont vous êtes venue parler sur ce plateau, qui permettrait de dépister de manière précoce les cellules malignes dans le sang par une simple prise....
Nathacha Appanah La grande librairie du 23 mars Nathacha Appanah La grande librairie du 23 mars Nathacha Appanah La grande librairie du 23 mars
...C'est aux éditions Stock. "Tuer le cancer".

Nathacha Appanah

, j'aimerais qu'on évoque ce prix du roman France Télévisions. "Tropique de la violence". Ça se passe en France. Mayotte, archipel des Comores. Qu'est-ce qui vous a inspiré ce livre qui, à la rentrée dernière, en septembre, avait séduit beaucoup de lecteurs et de lectrices ? - N. Appanah : Mayotte, c'est le 101e département français. J'y ai vécu pendant 2 ans. J'avais été frappée de ce département en défaillance totale. La défaillance de tout. Même jusqu'à l'amour qu'on portait aux enfants. Il y a à peu sur l'île de Mayotte. - F. Busnel : Ca, c'est le début du reportage. On pourrait imaginer Philippe Labro qui nous raconte des gens de toutes sortes....
Nathacha Appanah La grande librairie du 23 mars Nathacha Appanah La grande librairie du 23 mars Nathacha Appanah La grande librairie du 23 mars
...Busnel : Toujours sur le plateau de "La Grande Librairie" avec les lauréates du prix France Télévisions,

Nathacha Appanah

et Patrizia Paterlini-Bréchot. Anne-Dauphine Anne-Dauphine Julliand, Philippe Labro et Abedllah Ta' l'a sont toujours là aussi. Louise Erdrich, bonsoir. - L. Erdrich : Merci beaucoup. C'est un bonheur d'être ici. - F. Busnel : Vous êtes en France pour quelques jours. Vous êtes devenue l'une des figures les plus emblématiques de ce qu'on appelle la Renaissance amérindienne. L'oeuvre de Louise Erdrich, tout est extraordinaire. Oeuvre acclamée dans le monde entier. Vous avez remporté le National Book Award. Je recommande "Dans le silence du vent". Mais ily a aussi "Femme nue jouant Chopin". On peut rentrer dans un auteur par les nouvelles, pour se faire une idée de son style....

Ce qu'on a dit sur Isabelle Adjani

Isabelle Adjani La grande librairie du 23 mars Isabelle Adjani La grande librairie du 23 mars Isabelle Adjani La grande librairie du 23 mars
...Ta' l'a : Ce qui m'a le plus marqué...

Isabelle Adjani

crie dans "Camille Claudel" et il me semble que la littérature est la bonne forme pour dire cette colère. Tout le le monde n'est pas dans l'apaisement. Tout le monde ne cherche pas à travers la littérature, à dire quelque chose d'apaisant. Il est en colère, et tant mieux. Pour arriver à la vérité, il faut passer par ce stade. Si on passe tout sous la compréhension et l'apaisement, on n'aura pas tout vécu et tout compris de ce qu'on est en train de vivre. - F. Busnel: Philippe Labro, est-ce que cette question de la colère vous a traversé au sujet des absences de Nekta ? - P. Labro : Je me demandais pourquoi il y avait une telle dissimulation, un tel déni....
Isabelle Adjani La grande librairie du 23 mars Isabelle Adjani La grande librairie du 23 mars Isabelle Adjani La grande librairie du 23 mars
...C'est aussi lié à

Isabelle Adjani

. Le visage d'Isabelle Adjani dans "L'histoire d'Adèle H". Il faut que 'jaille à Paris. Je me suis dit qu'ily aurait une intensité comme celle d'Isabelle Adjani. J'ai appris la langue française pour ça. Mais il m'a fallu beaucoup de temps pour l'apprendre. Je viens d'un monde arabophone et pauvre. Il a fallu aussi apprendre à ne pas être dans l'imitation. - F. Busnel : Trouver sa voie. - A. Ta' l'a : Trouver ce temps. - F. Busnel : Aujourd'hui, vous avez trouvé votre voie en français. Pourriez-vous écrire demain en arabe ? - A. Ta' l'a : Non, car la langue arabe ne domine trop. Alors que le français, je me souviens commentje lui ai donné des coups... - F....

Ce qu'on a dit sur Peter Heller

Peter Heller La grande librairie du 23 mars Peter Heller La grande librairie du 23 mars Peter Heller La grande librairie du 23 mars
...Le livre qui a changé ma vie, c'est "La constellation du chien" de

Peter Heller

. On est dans un futur proche du nôtre, en Amérique du Nord. Il s'est passé quelque chose qui va être plus ou moins révélé au fur et à mesure du livre. Une épidémie qui a réduit les hommes et l'humanité à une poignée d'individus.

Peter Heller

m'a touché au coeur. Malgré le chaos présent, tangible dans son livre, la poésie demeure. Malgré la solitude immense qu'il nous fait découvrir, il va essayer de trouver les autres, d'être solidaire. Le pouvoir de ce livre, c'est de toucher un peu de beauté. C'est un condensé d'humanité très fort. - F. Busnel : Toujours sur le plateau de "La Grande Librairie" avec les lauréates du prix France Télévisions, Nathacha Appanah et Patrizia Paterlini-Bréchot. Anne-Dauphine Anne-Dauphine Julliand, Philippe Labro et Abedllah Ta' l'a sont toujours là aussi....

Ce qu'on a dit sur Sylvie Vartan

Sylvie Vartan La grande librairie du 23 mars Sylvie Vartan La grande librairie du 23 mars Sylvie Vartan La grande librairie du 23 mars
...Labro : Pourjohnny Hallyday,

Sylvie Vartan

et quelques autres. - F. Busnel : Vous publiez le livre fantôme, celui autour duquel le lecteur savait que vous tourniez, celui consacré à votre mère. Titre provocateur et qui permet de comprendre : "Ma mère cette inconnue". Merci d'avoir accepté de venir nous en parler. Je vous présente une jeune femme dont le livre et le film m'ont bouleversé. Anne-Dauphine Julliand, bonsoir. Ravi de vous accueillir. Vous êtes l'auteur de ce livre que tout le monde peut lire en Poche, que tout le monde devrait lire. "Deux petits pas sur le sable mouillé". Immense succès très mérité. 350.000 exemplaires traduits dans une vingtaine de langues. Vous racontez l'histoire d'une promesse, celle que vous, mère de 4 enfants, avez faite à l'un de vos enfants, Tha' l's, morte en 2007 d'une maladie neurologique....

Ce qu'on a dit sur Boulogne-Billancourt

Boulogne-Billancourt La grande librairie du 23 mars Boulogne-Billancourt La grande librairie du 23 mars Boulogne-Billancourt La grande librairie du 23 mars
...En voici une à

Boulogne-Billancourt

. Nous allons rencontrer quelqu'un qui a décidé de changer de vie. On plaque tout et on fait un endroit qui donne du bonheur aux gens. Les mots et les - Se lever le matin et ouvrir la porte de la librairie, et savoir qu'on a à portée de bras des milliers de romans, c'est magnifique. C'est vertigineux. On n'a pas encore tout lu et on n'aura jamais tout lu. Le métier de libraire n'estjamais assouvi. Ça fait 4 ans maintenant que je suis libraire. Auparavant, j'étais consultant dans une entreprise de conseil en stratégie. Je ne sais pas comment ça s'est passé, mais ce qui est vrai, c'est que ça m'est tombé dessus. C'était définitif. C'est ça que j'allais faire et c'est par là que j'allais pouvoir m'épanouir....

Ce qu'on a dit sur Montauban

Montauban La grande librairie du 23 mars Montauban La grande librairie du 23 mars Montauban La grande librairie du 23 mars
...On est dans un petit village du côté de

Montauban

, dans une ferme. Vous avez 6 ans. Que comprenez-vous des activités de vos parents qui voient arriver des gens dont on dit qu'ils sontjuifs, qu'ils cachent et à qui ils font passer la frontière du côté des Pyrénées. - P. Labro : Ils les dispatchent une fois qu'ils les avaient reçus. Un jour, un ancien client de mon père qui avait quitté Paris, se rendant compte que ça allait mal se passer, que ses enfants ne pourraient pas grandir. Ils vont tous à

Montauban

. Un jour, il reçoit un coup de fil d'un ancien client: "On doit fuir. Est-ce que je peux passer les Pyrénées en allant chez vous ?" Mon père le reçoit, le dissimule en partie même si on est dans la zone libre....

Ce qu'on a dit sur Pologne

Pologne La grande librairie du 23 mars Pologne La grande librairie du 23 mars Pologne La grande librairie du 23 mars
...J'ai commencé à interroger mon frère, à fouiller dans les archives, à trouver en

Pologne

les éléments suffisants pour comprendre d'où elle venait, parlait à une dame qui avait connu sa marraine... Peu à peu, on construit un personnage. - F. Busnel : Sa vie est romanesque. A un moment, on peut tomber dans le romanesque. Qu'est-ce qu'on s'autorise et qu'est-ce qu'on s'interdit quand on parle des siens ? Est-ce qu'on doit chercher la vérité - P. Labro : Je me suis autorisé une fausse fiction. La vieille dame qui l'a un peu connue me disait qu'un jour, au lycée, elle avait connu une humiliation. Le professeur, devant tous les autres élèves, avait sorti une fiche en lui disant : "Vous n'avez pas de père." Cette humiliation l'a hantée toute sa vie. Je n'étais pas là....

LA GRANDE LIBRAIRIE DU 16 MARS

Ce qu'on a dit sur Laura Alcoba

Laura Alcoba La grande librairie du 16 mars Laura Alcoba La grande librairie du 16 mars Laura Alcoba La grande librairie du 16 mars
...Maryam Madjidi,

Laura Alcoba

et Louis-Philippe Dalembert. Bonsoir. Merci de nous avoir rejoints. Maryam Madjidi, vous êtes née en 1980 à Téhéran. Vous avez quitté l'Iran en 1986 pour venir en France. Vous publiez un premier roman très fort. Un ton, un style, une histoire. "Marx et la poupée" vient de paraître.

Laura Alcoba

, vous êtes née à Cuba. Ça a pourtant été une histoire absolument invraisemblable, cette naissance à Cuba. Vous l'avez racontée dans votre livre. Vous êtes née à Cuba, vous avez vécu en Argentine jusqu'à 11 ans. Et puis, vous êtes arrivée en France pour rejoindre votre mère fuyant la dictature argentine, alors que votre père était emprisonné sur place. Parcours parallèle à celui de Maryam....
Laura Alcoba La grande librairie du 16 mars Laura Alcoba La grande librairie du 16 mars Laura Alcoba La grande librairie du 16 mars
...Coup de chapeau à

Laura Alcoba

dont le livre raconte le décalage entre la prison et la banlieue françaises. Et puis nous serons rejoints par Jérôme Ferrari, prix Goncourt 2012 pour "Le serment sur la chute de Rome". Vous revenez avec un livre assez inattendu : des chroniques. - J. Ferrari :Je n'aurais jamais pensé en tenir. - F. Busnel : Ce que je vous propose, c'est de nous rejoindre tout à l'heure sur ce plateau, de nous dire ce que vous avez retenu de ces échanges. Car il sera question de tout ce qui vous tient à coeur : la littérature, l'enseignement, l'exil, la langue française et d'autres choses encore. Laurent Gaudé, quand le monde devient dingue comme c'est le cas en ce moment, que peut faire un écrivain ?...
Laura Alcoba La grande librairie du 16 mars Laura Alcoba La grande librairie du 16 mars Laura Alcoba La grande librairie du 16 mars
...Busnel : Je précise que

Laura Alcoba

écrit en français et que vous êtes traductrice. Maryam Madjidi, je voudrais commencer avec vous. Un livre étonnant: "Marx et la poupée". 1er roman. Il raconte l'histoire d'une petite fille de 6 ans qui doit quitter l'Iran pour la France parce que ses parents l'ont décidé. Ce sont des opposants politiques au régime de Khomeiny. Ils arrivent en France. Elle découvre une culture qui lui résiste et à laquelle elle résiste. Elle grandit, elle revient dans son P-'IYS. pays, elle part voyager en Chine, en Turquie. Elle part arpenter le monde et elle rapporte des histoires, des poèmes. Elle joue avec les hommes, avec les identités. C'est vous, cette petite fille ?...

Ce qu'on a dit sur Jérémy Ferrari

Jérémy Ferrari La grande librairie du 16 mars Jérémy Ferrari La grande librairie du 16 mars Jérémy Ferrari La grande librairie du 16 mars
...Jérôme

Ferrari

vient nous rejoindre. Prix Goncourt. Pour "Le sermon sur la chute de Rome". Vous publiez un recueil de chroniques très personnel. Recueil de chroniques passionnant. Ce sont des chroniques vous avez avez tenues pendant... Vous êtes le recordman du monde de la chronique dans un journal la plus brève. - J.

Ferrari

: Six mois. - F. Busnel : Six mois seulement. C'est un mauvais souvenir. - J.

Ferrari

: C'est un très, très bon souvenir. D'une part, une chronique hebdomadaire à tenir, c'est un travail assez lourd. Plus j'avance en âge, plus mon écriture est lente et laborieuse. C'était compliqué. Et 2e raison, moins conjoncturelle :j'ai très peur de m'installer dans une forme de routine et finir par écrire parce que je dois écrire. - F....
Jérémy Ferrari La grande librairie du 16 mars Jérémy Ferrari La grande librairie du 16 mars Jérémy Ferrari La grande librairie du 16 mars
...Quand on explique, on excuse... - J.

Ferrari

: Cette confusion sémantique constante m'est insupportable. Non pas parce que je suis suis écrivain. Si tout devient un assassinat sanguinaire, on ne peut plus s'entendre. - F. Busnel: De temps en temps, vous remettez un petit coup. Sur Pusage l'usage de la langue. Ily a une chronique que je trouve très bonne, provocatrice sur l'enseignement des langues. - J.

Ferrari

: Dans le monde arabe, sauf en Iran, ce n'est pas quelque chose d'élitiste, la poésie. - F. Busnel : Vous êtes favorable à l'enseignement de l'arabe au collège, au lycée ? - J.

Ferrari

:Je suis favorable à l'enseignement des langues étrangères au lycée, évidemment. - F. Busnel : Vous dites qu'on enseigne bien les chiffres arabes, pourquoi pas la langue. - L-P Dalembert : Toutes les langues....
Jérémy Ferrari La grande librairie du 16 mars Jérémy Ferrari La grande librairie du 16 mars Jérémy Ferrari La grande librairie du 16 mars
...Proposer une chasse au trésor dans un camp de concentration. - J.

Ferrari

: Si on considère que le jeune ne peut accéder le jeune ne peut accéder à ce qui le distraie et qu'il faut transformer tout ce qu'on lui donne à apprendre comme un divertissement, ça pose un problème. C'est plutôt ma vision d'enseignant. Ça ne consiste pas à être bienveillant. - F. Busnel: Etre bienveillant avec les jeunes. - J.

Ferrari

: D'autant plus que vous leur mettez un carton après. - F. Busnel : On a donné au bac ce livre. "Le tigre bleu de l'Euphrate". C'est un superbe monologue théâtral. Et puis, vous racontez, Jérôme

Ferrari

, que certains lycéens se sont demandé ce...

Ce qu'on a dit sur Raymond Carver

Raymond Carver La grande librairie du 16 mars Raymond Carver La grande librairie du 16 mars Raymond Carver La grande librairie du 16 mars
...Je cherche le regard de l'écrivain. C'est

Raymond Carver

qui m'a appris à traverser la vie. Il a changé mon regard sur le monde. Ça ne sert à rien d'autre. - F. Busnel : Vous êtes d'accord avec cette idée que l'histoire, c'est important, mais qu'ily a peut-être plus important que l'histoire : la langue. La manière dont on écrit. - P. Djian : La manière dont on écrit... Ça m'aide à travailler, de penser que toutes les histoires que j'écris existent déjà. Depuis Shakespeare, on a du mal à faire du neuf. Le monde est au-dessus et ça doit passer à travers nous. L'intérêt, c'est le passage, la langue, le style. - F. Busnel: Laurent Gaudé, toutes les histoires ont déjà été racontées ? Vous êtes un écrivain d'imagination, vous allez chercher vos histoires dans l'actualité, vous vous en vantez. - L....

Ce qu'on a dit sur Aimé Césaire

Aimé Césaire La grande librairie du 16 mars Aimé Césaire La grande librairie du 16 mars Aimé Césaire La grande librairie du 16 mars
...Je pense à ces grandes voix de colère comme

Aimé Césaire

. Ils sont à hauteur d'homme sans cesse. Senghor

aime

le petit peuple. Sans poésie. Toutes ces vies ne seront pas racontées. C'est un fantasme de l'auteur de se dire qu'on va essayer d'en faire monter quelques-uns dans la barque. - F. Busnel : C'est la 1re passerelle entre vous 2. En lisant ce 1er recueil, "De sang et de lumière"... Ça racontait le monde. Un poème en Il --Il a signé une trentaine de bouquins. C'est un petit livre qui parle des autres écrivains. - P. Djian : Il faut partir. Quand tu aimes, il faut partir. Ce sont des bibles de vie. Je fais partie d'une génération où les écrivains apprennent comment vivre. Ces gens-là, c'était autre chose que lire une histoire....

Ce qu'on a dit sur Michaël Fœssel

Michaël Fœssel La grande librairie du 16 mars Michaël Fœssel La grande librairie du 16 mars Michaël Fœssel La grande librairie du 16 mars
...Gaudé : Ily a un beau livre qui est paru ily a quelques années, d'un jeune philosophe,

Michaël Foessel

, qui s'appelle "Le temps de la consolation". Il parle de cette notion de consolation en expliquant que la consolation n'est pas une guérison. Quand on console, on ne prétend pas annihiler la douleur de l'autre. On essaye de prendre en charge la douleur de l'autre. On ne pourra pas guérir, avec nos mots, l'humanité de ses blessures. à l'esprit pendant qu'on parlait... On est là l'un en face de l'autre. Quand vous faites de la poésie et que je fais du roman noir, il n'y a pas de mauvais genre en littérature. Il n'y a que des mauvais écrivains. Si c'est la consolation, ça doit être aussi un guide. J'ai beaucoup de mal à choisir les livres que je veux lire....

Ce qu'on a dit sur Afghanistan

Afghanistan La grande librairie du 16 mars Afghanistan La grande librairie du 16 mars Afghanistan La grande librairie du 16 mars
...Juste une question. Qu'est-ce qui est le plus dangereux : une petite ville en France ou une petite ville en

Afghanistan

? - P. Djian : Ça dépend à quel niveau vous vous placez. Ily a un danger physique en

Afghanistan

. Vous n'êtes pas sûr d'être encore vivant le lendemain. Mais ily a des petites villes en France où vous êtes déjà mort en vous levant le matin, car le monde autour de vous est terrible. Ily a la normalité mais aussi tout un tas d'autres choses. Tout à l'heure, vous parliez de grands coups de poing. Pourquoi je traite ça sans faire d'effets de manche ? Parce que je me dis qu'il se passe dans les sentiments de mes personnages des choses aussi violentes qu'un coup de fusil. C'est pire, parfois. Ily a des gens, ilvaut mieux leur tirer une balle dans l'épaule plutôt que de leur dire certaines choses. - F....

Ce qu'on a dit sur Argentine

Argentine La grande librairie du 16 mars Argentine La grande librairie du 16 mars Argentine La grande librairie du 16 mars
...Ily a un échange de lettres entre la petite fille de 11-12 ans qui se trouve à Bagnolet et regarde Paris de l'autre côté du périphérique, et son père resté en prison en

Argentine

. Cet échange de lettres commence avec une histoire. Un peu un conte oriental. Une histoire de mygale

argentine

. Qu'est-ce que c'est que ce fantasme de petite fille, d'adopter une mygale

argentine

? - L. Alcoba : C'est une histoire que lui raconte son père. Ils s'écrivent une fois par semaine. - F. Busnel : Vous dites "lui", "elle", pas "moi" ? - L. Alcoba : Oui. J'ai puisé dans des souvenirs, j'ai déformé, j'ai collé, trié. C'est un personnage pour moi. J'ai travaillé sur ma mémoire. Je dirais "elle". - F. Busnel: Elle écrit à son père. Il lui raconte une histoire de mygale. - L. Alcoba : Une histoire en prison est venue jusqu'à lui. Il la lui raconte depuis sa cellule....
Argentine La grande librairie du 16 mars Argentine La grande librairie du 16 mars Argentine La grande librairie du 16 mars
...Vous êtes née à Cuba, vous avez vécu en

Argentine

jusqu'à 11 ans. Et puis, vous êtes arrivée en France pour rejoindre votre mère fuyant la dictature

argentine

, alors que votre père était emprisonné sur place. Parcours parallèle à celui de Maryam. Vous publiez "La danse de l'araignée" aux éditions Gallimard. C'est le 3e volet d'une suite un peu autobiographique. Louis-Philippe Dalembert, vous êtes poète, romancier, voyageur infatigable. On vous trouve un peu partout, jamais là où on vous cherche. Quand on vous croit à Paris, vous êtes à Berlin. Quand on vous croit à Berlin, vous êtes à Ha' l'ti, où vous êtes né. Vous êtes arrivé en France à l'âge de 19 ans. Vous avez beaucoup voyagé. Combien de langues parlez-vous ?...
Argentine La grande librairie du 16 mars Argentine La grande librairie du 16 mars Argentine La grande librairie du 16 mars
...Busnel : Vous vivez avec votre mère et une amie de votre mère, toutes les 2

argentines

, toutes les 2 parlant français, mais vous racontez que c'est vous qui vous baladez avec votre dictionnaire. Est-ce que vous ressentiez la même chose que Maryam ? - L. Alcoba : En lisant son livre, il y avait des passerelles entre nos histoires. Mais plus encore, ces différentes naissances qui marquent le livre de Maryam. Cet itinéraire de l'enfantjusqu'à l'âge adulte est marqué par 3 grandes naissances. Cette naissance en Iran, dans la douleur, la peur. La naissance dans l'exil. La langue française aussi. Et une 3e naissance de réconciliation. - M. Madjidi : Oui. Une identité de multiplication. J'ai souvent voulu choisir entre l'un ou l'autre. Entre la Française et la Persane. La réconciliation, c'est de vivre avec les 2. - L....

Ce qu'on a dit sur Bagnolet

Bagnolet La grande librairie du 16 mars Bagnolet La grande librairie du 16 mars Bagnolet La grande librairie du 16 mars
...Ily a un échange de lettres entre la petite fille de 11-12 ans qui se trouve à

Bagnolet

et regarde Paris de l'autre côté du périphérique, et son père resté en prison en Argentine. Cet échange de lettres commence avec une histoire. Un peu un conte oriental. Une histoire de mygale argentine. Qu'est-ce que c'est que ce fantasme de petite fille, d'adopter une mygale argentine ? - L. Alcoba : C'est une histoire que lui raconte son père. Ils s'écrivent une fois par semaine. - F. Busnel : Vous dites "lui", "elle", pas "moi" ? - L. Alcoba : Oui. J'ai puisé dans des souvenirs, j'ai déformé, j'ai collé, trié. C'est un personnage pour moi. J'ai travaillé sur ma mémoire. Je dirais "elle". - F. Busnel: Elle écrit à son père. Il lui raconte une histoire de mygale. - L....