Grâce à Emmanuel Elong et Laurent Mouandé, syndicalistes, nous avons pu pénétrer au coeur de l'empire noir de Vincent Bolloré.

Dans Complément d'enquête sur France 2 - le jeudi 21 juillet
On peut aussi imaginer des navettes de bateaux électriques. La stratégie de Vincent Bolloré, ça n'est pas la voiture, mais la batterie, le stockage d'énergie. C'est l'avenir, l'énergie des 2 siècles qui viennent, que Vincent met en place. Un visionnaire qui développe l'énergie de demain, voilà l'unique version de Bolloré à laquelle on aura droit tout au long du tournage. L'entrepreneur nous a promis une interview à plusieurs reprises. Vous venez déjeuner. On fera ça là-bas.
C'est vous qui attendez un rendez-vous ? Vous êtes toujours le bienvenu. Quand vous voulez. Il refusera d'évoquer ses autres activités. A commencer par l'Afrique. Depuis bien longtemps, c'est pourtant le coeur de son empire, là d'où il tire plus de 80% de ses bénéfices. Nous sommes donc allés sans lui au Cameroun. Depuis 3 décennies, l'homme d'affaires y a investi partout, dans des secteurs qu'il n'aime pas mettre en avant mais qui lui rapportent énormément.
Parmi ces activités, l'huile de palme. il est actionnaire d'un groupe financier luxembourgeois qui gère des participations dans des dizaines de milliers d'hectares de plantations. La marge frôle les 50%. Le résultat annuel: 260 millions d'euros. Grâce à Emmanuel Elong et Laurent Mouandé, syndicalistes, nous avons pu pénétrer au coeur de l'empire noir de Vincent Bolloré. A 2h de piste de Douala, ils nous présentent des ouvriers payés à la tâche, à peine plus d'un euro parjour.
La plupart sont anglophones, la minorité la plus pauvre du pays. Ce sont souvent eux qui acceptent ce travail physique. Récolter des noix de palmes qui produiront de l'huile. Tu leur expliques un peu ton travail, comment ça marche ? Il dit que le travail est dur, les palmiers ont pris de la hauteur. Ça pèse lourd ? C'est hyper lourd.