Elles avaient prouvé que le nombre d'arrêts courts avait tout de même fortement reculé dans la fonction publique.

Dans C dans l'air sur France 5 - le lundi 9 octobre
En compensation de la hausse de la CSG, certains agents publics verront leurs cotisations salariales baisser. D'autres bénéficieront d'une nouvelle prime. E.Philippe: J'ai été maire du Havre avant d'être Premier ministre. Je sais ce que les fonctionnaires territoriau apportent à la fonction publique. Ils ont un rôle nécessaire dans le lien social, dans le fait qu'une ville se tient et produit des services à destination de ceux qui en ont besoin.
L'objectif n'est pas de déconsidérer les fonctionnaires. Mais il faut assumer un certain nombre de mesures qui sont prises. La droite demande au gouvernement d'aller encore plus loin quand la gauche dénonce la destruction des services publics. A.Corbiere: C'est une politique de droite qui considère qu'il faut moins de service public. (a ouvre la porte à la privatisation. Ce n'est pas la conception que nous devons avoir du service public. E.Woerth: C'est assez curieux de réagir comme ça.
Ils ne réforment pas grand-chose dans le domaine de la fonction publique. Ils gelent le point d'indice, mais il a été fortement augmenté à la dernière époque de F.Hollande. L'augmentation du pouvoir d'achat est plus importante sur la dernière année que sur les 5 années précédentes. Il n'y a pas d'oubli des fonctionnaires dans ce domaine. Le gouvernement s'apprête à lancer les états généraux de la fonction publique pour remettre à plat le statut des fonctionnaires.
Loin de calmer les tensions, les discussions déboucheront peut-être sur la privatisation de certains secteurs. Caroline Roux: On reviendra sur ce que peuvent être les états généraux Question. (Barbier: Je ne sais pas si c'est la véritable bataille qui commence. On nous a annoncé un automne social terrible.
C'est peut-être plutôt la réforme des retraites, au printemps 2018, qui sera le véritable moment de tension entre un pouvoir sans doute affaibli par un an d'exercice et des syndicats qui ne laisseront rien passer. On cherche un peu cette bataille suprême. Quand les fonctionnaires sont dans la rue, ce sont les agents de l'Etat, donc ceux qui sont censés mettre en oeuvre la politique décidée par l'exécutif. Il ne faut pas les fâcher. Ily a de bons combats et de mauvais combats.
Le bon combat, c'est la hausse des rémunérations. Ily a les conditions de travail dans les hôpitaux, les commissariats, les tribunaux. Les mauvais combats, ce sont les effectifs. La masse salariale de toutes les fonctions publiques ne peut plus gonfler, car elle ne peut plus être financée par une dette ou une fiscalité dans le rouge. L'autre mauvais combat, c'est l'absentéisme. On refuse de regarder en face le problème de l'absentéisme. Ily a des burn out, des difficultés de vie au travail...
Ily a un comportement global qu'il s'agit de regarder en face. Caroline Roux: Revenons sur la question des hôpitaux. Les responsables syndicaux ont tous un mot à la bouche: la situation dans les hôpitaux, calamiteuse. La mobilisation, ça fait des années qu'on en parle. On est allés trop loin, visiblement. J.Fourquet: Ily a environ 1 million de fonctionnaires dans le secteur hospitalier. Ils sont sous tension.
On a parlé des urgences, des petits hôpitaux dans les zones rurales, des petites villes... Il y a le coût de fonctionnement de ces hôpitaux et donc une gestion comptable appliquée pendant des années. S'ajoutent à cela les problèmes liés à la mise en place des 35 heures, avec des médecins, des infirmiers qui ont accumulé des centaines d'heures qui ne leur seront jamais payées. Ily a des situations de burn out, de suicide... Caroline Roux: Ily a une difficulté dans les hôpitaux.
(a peut justifier cette colère exprimée par les fonctionnaires. Ce n'est pas une question d'effectifs, mais de considération? F.Ecalle: On ne peut pas parler de manière générale. (a dépend des hôpitaux. Il y en a en sureffectif, et d'autres en sous-effectif. Vous avez des petits hôpitaux de province... (a peut même poser des problèmes de sécurité.
Ce sont des hôpitaux où on opère, mais le nombre d'opérations est tellement faible dans l'année qu'on peut penser que ça pose un problème, car les chirurgiens n'ont plus l'habitude de faire une telle opération. Il faudrait les restructurer, les fermer, mais on ne le fait pas. (a pose des problèmes d'aménagement du territoire. Ces hôpitaux ne sont pas en sous-effectif, au contraire. J.Fourquet: La problématique macronienne se heurte à un effet de réalité.
Pas mal de réponses se font sur le long terme. On va développer l'ambulatoire. On va hospitaliser les gens une journée, on remet à plat tous les protocoles opératoires... On va développer la politique de prévention. Il faut être plus dans la prévention que dans le curatif. C'est du bon sens, mais ça va prendre des années pour donner des fruits. Il faut gérer les situations de stress et de tension maintenant, et la colère de ces fonctionnaires.
Il faut réformer en profondeur le pays, pas mal amoché dans certains endroits, tout en essayant de mettre du sparadrap là où c'est possible. On parle de créer des primes pour un certain nombre de fonctionnaires. E.Macron envisage de transformer en profondeur, sur le long terme, pour qu'à la fin, ça donne des résultats. Caroline Roux: Y compris sur la fonction publique de manière générale?
J.Fourquet: Résoudre en partie les problèmes des hôpitaux, ce n'est pas forcément ajouter des infirmiers ou des médecins. (a peut être moins recourir aux urgences en développant d'autres pratiques. S.Fay: A l'hôpital, ily a le travail de nuit, particulièrement difficile. Ily a aussi le fait que les hôpitaux reflètent d'autrés difficultés dans lé pays, lés déserts médicaux, les urgences...
Quand on regarde l'insatisfaction des fonctionnaires à l'hôpital, elle est pas très différente de celle des fonctionnaires dans les autres parties de l'Etat. Un baromètre des ressources humaines du secteur public a été publié par un gros cabinet de conseil, qui conseille entre autres l'Etat dans certaines réformes.