Prélever les impôts à la source était un projet de François Hollande, repris par Emmanuel Macron.

Dans Grand Soir 3 sur France 3 - le mercredi 11 octobre
Alain Ducasse : Oui, cela évite les intermédiaires. Et il faut savoir ce que l'on mange. Pour cela, il faut exiger la transparence des prix et des Francis Letellier : Bien manger, cela coûte cher: le bio est plus cher que les aliments classiques. Pensez-vous que les consommateurs, même s'ils le disent, sont prêts à changer leurs habitudes? Alain Ducasse : Il faut changer l'équilibre de la consommation entre la protéine, le légume et la céréale.
Il faut manger moins de protéines, manger davantage de saisonnier et s'adresser au plus près, afin de connaître qui a fait quoi, de manger en pleine conscience. Au lieu de manger trop de protéines qui coûtent cher, manger plus de céréales et de légumes saisonniers... Et cela bénéficiera aux producteurs? Alain Ducasse : Oui, il faut payer le juste prix au producteur pour qu'il puisse vivre honorablement de son travail. Il ne faut pas compter sur l'Etat pour sauver les producteurs.
Dans un film de Gilles de Maistre sorti aujourd'hui au cinéma, on vous voit en train de choisir vos légumes... Partout où on peut, on va au plus près du produit. Mais il faut que le consommateur soit perméable à découvrir des amertumes, des acidités, tout ce qui est différent du goût commun. C'est grâce à ce genre de production qu'on est capable de faire découvrir à tout le monde cette espèce de naturalité qui vient dans son assiette.
Il y a le travail du jardinier, l'attention du cuisinier, le juste assaisonnement, la juste température, l'harmonie entre le contenant et le contenu, ce que l'on va boire avec et finalement, avec qui on va partager ces mets. Si on sait qu'on va être mal accompagné, mieux vaut être tout seul en face de son légume! Là, on voit un artichaut.
Vous savez qu'il y a des espèces de légumes que les agriculteurs ne peuvent pas semer, se passer entre eux parce qu'il y a des grands groupes qui ont mis la main sur des brevets. Qu'est-ce qui peut s'opposer à cela? Alain Ducasse : L'agriculteur lui-même. Il faut qu'il décide de planter les légumes qu'il veut. Personne ne pourra s'opposer à une bonne initiative d'un réseau d'hommes et de femmes qui ont décidé de faire différemment.
Vous avez travaillé avec des producteurs qui avaient parfois d'autres métiers avant... Vous parlez d'un architecte qui s'est mis au bio? Alain Ducasse : Oui, qui a créé des relations avec des restaurateurs et qui en vit parfaitement bien. Et c'est généralisable? Alain Ducasse : Oui, c'est la décision de chacun. Chaque citoyen doit décider de la vision qu'il porte sur la manière de se nourrir, et de la vision qu'il a d'une planète durable. La manière dont on consomme agit sur la nature.
Aujourd'hui, vous mettez le pied à l'étrier aux futurs chefs, vous voyagez dans le monde entier... Quel est le pays qui aujourd'hui est le plus créatif, du point de vue de la gastronomie? Alain Ducasse : Très clairement, c'est la France. Je voyage, je fais le tour du monde plusieurs fois par an, très clairement ce sont les français. Mais la caisse de résonance hexagonale doit être forte, ainsi elle deviendra européenne, internationale, interplanétaire.
Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas une compétition naissante partout sur la planète, dans la manière de se nourrir et de se réunir autour de la table. Depuis une semaine, les salariés d'Alstom à Grenoble occupent leur site pour protester contre les suppressions de postes. Jean-Luc Mélenchon est allé les soutenir, demandant que le gouvernement mette tout en oeuvre pour sauver l'usine. Lors du rachat, General Electric s'était engagé à créer 1.000 emplois.
Cet après-midi, le porte-parole du gouvernement a menacé d'imposer une pénalité de 50.000 euros par emploi manquant. Les Républicains éliront leur nouveau président dans 2 mois. Ils auront le choix entre quatre candidats: Daniel Fasquelle, Laurent Wauquiez, Florence Portelli et Maël de Calan. Bonsoir Daniel Fasquelle, vous êtes député du Pas-de-Calais. Vous êtes d'ailleurs le seul député des quatre...