Une réforme menée au pas de charge alors que c'est la plus ambitieuse, 60 ans après la création de l'assurance-chômage.

Dans 12/13 : Journal national sur France 3 - le jeudi 11 janvier
Une réforme ambitieuse, tout le monde a retenu certaines mesures fortes comme l'indemnisation des salariés qui démissionnent ou la couverture des travailleurs indépendants. David Boéri bonjour, pour faire passer ces mesures, les discussions sont ouvertes, mais il va falloir aller très vite? D. Boéri : Oui, c'est un sprint! Les partenaires sociaux se donnent 6 semaines pour parvenir à un printemps et un vote au Parlement d'ici l'été.
Une réforme menée au pas de charge alors que c'est la plus ambitieuse, 60 ans après la création de l'assurance-chômage. Emmanuel Macron a donc changé de méthode. Contrairement aux ordonnances sur le travail, il leur demande de trouver des solutions en laissant plus de place à la négociation. Justement, quelles sont les mesures en discussion?
D. Boéri : C'est d'abord l'ouverture de l'assurance-chômage, comment la rendre universelle en l'ouvrant aux travailleurs indépendants et aux personnes démissionnaires. Une discussion technique sur les seuils, les cotisations et les conditions. Il y a ensuite l'encadrement des contrats courts pour éviter les abus sur les CDD qui finissent par coûter très chers en indemnités Le patronat ne veut pas en entendre parler. Le gouvernement promet un système de bonus-malus si la discussion n'aboutit pas.
Autre thème qui divise: le renforcement du contrôle des chômeurs. Là, il reste à trouver les modalités pratiques pour appliquer cette promesse d'Emmanuel Macron. Enfin, la gouvernance de l'Unedic, l'assurance-chômage est aujourd'hui gérée par les partenaires sociaux, mais avec un système universel qui désormais est en partie financé par l'impôt, l'Etat souhaite renforcer 86 jours qu'ils sont en grève...
Une dizaine d'employés d'une entreprise sous-traitant le ménage de l'hôtel Holiday Inn de Clichy, dans les Hauts-de-Seine, se réunissent chaque jour ou presque devant le haIl du bâtiment pour dénoncer leurs conditions de travail. Exception faite hier, où ils se sont rendus à Bruxelles pour manifester et ce matin, l'une des salariés était devant le conseil des prud'hommes de Melun... Au pied de l'établissement, une simple affiche confirme aux clients que le conflit n'est pas terminé.
La preuve ce matin au tribunal de Melun. Agents d'entretien, femmes de chambre, gouvernantes, 12 grévistes, rejoints par d'autres salariés des hôtels Holiday Inn, pour soutenir l'une d'entre elles: une collaboratrice éloignée de son lieu d'affectation à la demande de son employeur alors qu'elle revenait de son congé maternité. J'ai été mutée le 28 février sans même avoir été avertie par mon employeur.