N'en déplaise à M. De Saint-Just, l'affaire du compte d'Emmanuel Macron aux Bahamas est un parfait exemple de fake news.

Dans 28 minutes sur Arte - le jeudi 11 janvier
C'est ce qu'on appelle avoir le sens du timing. Alors qu'Emmanuel Macron a fixé comme chantier prioritaire la lutte contre les fake news, le trésorier du FN s'est permis de relancer la plus grosse intox de la dernière campagne déjà relayée par Marine Le Pen en mai : celle du compte en banque caché d'Emmanuel Macron. Le trésorier frontiste a réagi à un tweet évoquant cette fake news.
"Comment savez-vous que cette nouvelle est fausse ? Elle n'est pas démontrée. C'est différent. " Selon ce curieux raisonnement, toute élucubration même dénuée de tout fondement est vraie tant qu'on n'a pas prouvé l'inverse. N'en déplaise à M. De Saint-Just, l'affaire du compte d'Emmanuel Macron aux Bahamas est un parfait exemple de fake news. C'est une fausse information montée de toute pièce dans l'intention de nuire avec fabrication de fausses preuves. Et cela a été démontré.
L'affaire a débuté le 3 mai quand deux documents censés appuyer l'accusation du compte offshore avaient été postés sur un forum américain. La preuve avait rapidement été faite que les deux documents étaient de grossiers faux. Un journaliste de Mediapart avait contacté la société citée qui avait assuré qu'Emmanuel Macron ne figurait pas parmi ses clients. Le site Numerama avait aussi montré qu'une preuve avait été constituée de calques de 2 documents différents.
Même un site d'extrême droite, épinglé plusieurs fois par Désintox pour avoir partagé de fausses informations, a supprimé son article sur ce compte en reconnaissant que toute l'affaire est un hoax. Elisabeth Quin : Bonsoir, les aminches. Ça commence à dater...