Ça fait des années qu'on parle du contrôle des chômeurs et de la façon dont ils s'activent pour retrouver un emploi.

Dans 28 minutes sur Arte - le mercredi 10 janvier
On est bien dans les domaines de ce que les salariés peuvent recevoir pour maîtriser leur avenir. On pense essentiellement aux formations professionnelles et aux apprentissages. On revient sur un mot central: le métier, l'évolution des métiers. Une entreprise comme PSA, ily a 50 ou 60 ans, fabriquait toutes les pièces des voitures. Aujourd'hui, elle assemble les voitures. Demain, elle vendra un service : la mobilité. L'objet, ce sera autre chose. On voit ça dans toutes les entreprises.
Certaines voient leurs effectifs se réduire au bénéfice d'autres entreprises qui travaillent pour elles ou avec elles ou d'autres entreprises qui émergent. L'industrie automobile n'est pas assurée d'être, en 2030, comme elle est aujourd'hui. Elisabeth Quin : Catherine Perret veut réagir sur la formation et l'avenir de la formation.
Catherine Perret : Même si le président avait dit qu'ily a une partie flexibilité et que demain, ce serait la sécurité avec la formation, l'apprentissage et l'assurance-chômage, aujourd'hui, quelques semaines après le début des discussions... Plus personne ne croit qu'on crée de la sécurité.
En ce moment, dans les négociations, aucun engagement patronal pour favoriser la formation professionnelle qualifiante permettant véritablement d'absorber les mutations économiques, technologiques et numériques. Au contraire. Ce que disent les organisations patronales autour de la table des négociations, c'est qu'ils ne veulent plus rien payer et que c'est l'individu qui est responsable de son employabilité, contrairement à ce que dit encore le Code du travail. C'est à lui de s'adapter.
C'est un non-sens en termes économique et social. Il n'y a pas de consensus. Les régions de France ont quitté la table. C'est un échec total. Elisabeth Quin : On va regarder la ministre du Travail. Eric Chol: La ministre du Travail qui a réagi le 4janvier, sur France Inter. Elle répondait à une question sur le durcissement du contrôle des chômeurs. Elle commentait ces chiffres issus d'une étude de Pôle Emploi sur le contrôle des chômeurs.
Elle estime que certains chômeurs ont des comportements de profiteurs. Muriel Pénicaud : On a quand même trouvé 14% des gens qui eux n'avaient aucun problème de découragement, avaient des compétences qui étaient tout à fait accessibles sur le marché du travail, qui ne cherchaient pas et bénéficiaient de L'assurance-chômage, c'est l'argent qui vient des cotisations, des salariés, des employeurs et de l'État.
C'est comme l'URSAFF, c'est normal qu'il y ait du contrôle, mais le contrôle doit être bien Eric Chol : Muriel Pénicaud a-t-elle raison de réclamer de meilleurs contrôles des chômeurs au risque de stigmatiser une certaine catégorie des demandeurs d'emplois ? D. David : Elle ne dit rien de nouveau. Ça fait des années qu'on parle du contrôle des chômeurs et de la façon dont ils s'activent pour retrouver un emploi. Eric Chol: Elle veut renforcer ces contrôles ?
D. David : Elle veut les renforcer mais ils existent déjà. Nadia Daam : Est-ce que c'est ça l'urgence, de traquer les supposés profiteurs ? Catherine Perret : Ceux qui sont aux Bahamas ? D. David : On sait, dans le cadre du programme d'Emmanuel Macron candidat, qu'il voulait ouvrir Pôle Emploi à tous les types de travailleurs. Ily aura bientôt les indépendants, les artisans. S'il n'y a pas de contrôles, on va vite créer un trou énorme. Elisabeth Quin : Merci à tous les 3.
Dans un instant, une histoire de meurtrier fantôme, Xavier Dupont de Ligonnès, qui donne envie de remonter à l'origine du droit d'asile dans l'Eglise, et une histoire de publicité éphémère avec messieurs Mauduit et Saltiel. Mais d'abord, Désintox nous vaccine ce soir contre les intox anti-vaccins.