Mais "Rassemblement national", c'était aussi le nom du groupe frontiste à l'Assemblée nationale entre 86 et 88.

Dans Soir 3 sur France 3 - le lundi 12 mars
Marine Le Pen dit ne rien renier de l'histoire du FN, mais pour devenir un parti de gouvernement, le changement est necessaire et les alliances incontournables... Tout un symbole: Marine Le Pen veut en finir avec l'appellation Front national, un nom créé par son père en 1972. Je vous proposerai donc que le Front national devienne le Rassemblement national. Rassembler, avec un seul objectif affiché: la conquête du pouvoir. Nous étions un parti de protestation.
Puis, avec notre entrée dans les Assemblées, nous sommes devenu un parti d'opposition. Il faut qu'aux yeux de tous, il ne fasse plus de doute que nous sommes désormais un parti de gouvernement! Le nouveau nom devra être approuvé par un vote des militants dans les trois mois. Des militants plutôt partagés sur ce changement... Le monde évolue, alors le FN évolue! Il y a des personnes qui avaient peur de se joindre à notre On va pouvoir rassembler plus de gens.
Le Front national, c'est notre identité mais pour la France, s'il faut en passer par changer de nom, aucun problème! C'est comme ça, il y a plus grave. Je regrette beaucoup car c'est encore une façon pour Marine de renier son père, à qui elle doit beaucoup! Sur le fond, toujours un discours très ferme sur l'insécurité et l'immigration. Pas un mot sur l'euro, en revanche. Pour les vieux compagnons de route de Jean-Marie Le Pen, le changement de nom ne change rien.
Il n'y a pas de rupture sur le logo, très peu sur le nom et encore moins sur les idées... Vraie refondation ou simple changement de peau? Le Front national nouveau modèle va devoir faire ses preuves. Danielle Sportiello, bonsoir... "Rassemblement national", voici donc le nouveau nom souhaité par Marine Le Pen. Pourquoi voulait-elle changer de nom? D. Sportiello : Elle s'en est elle-même expliquée.
Pour elle, le nom Front national est un frein psychologique qui peut empêcher certains Français de les rejoindre et cela rappelle les dérapages de Jean-Marie Le Pen. Et pour quelle raison, ce mot précis de rassemblement? D. Sportiello : Ça fait un peu gaulliste, ça rappelle le Rassemblement pour la République de Jacques Chirac, le RPR. Et comme Marine Le Pen veut jeter des passerelles en direction de l'électorat des Républicains, ça aide.
Mais "Rassemblement national", c'était aussi le nom du groupe frontiste à l'Assemblée nationale entre 86 et 88. C'était aussi le nom du parti de Jean-Louis Tixier-VIgnancourt un avocat d'extrême droite qui lors de sa campagne présidentielle en 1965 avait pris comme directeur de campagne un certain Jean-Marie Le Et sur le fond, est-ce que ça change quelque chose? D. Sportiello : Il y a toujours la ligne anti-européenne, anti-immigration.
En ce sens, la présence de Steve Bannon au congrès de Lille n'est pas anodine. Il a été l'artisan de la victoire de Donald Trump qui s'est séparé de lui pour cause d'extrémisme.