Que vous ont-ils dit, Arthur Bauchet, Marie Bochet et Frédéric François?

Dans PyeongChang 2018 sur France 3 - le dimanche 11 mars
C'est assez fort. Je me régale dans ces Jeux paralympiques. Ça avait déjà été le cas dans les Jeux de Rio. C'est toujours fascinant parce qu'il y a vraiment des performances sportives incroyables. Le niveau sportif des Jeux paralympiques évolue à chaque fois. Il y a une densité, du suspense, du spectacle. C'est vraiment chouette. Malgré tout, en parallèle, ils arrivent à garder cet état d'esprit très ouvert, très accessible. Ce sont vraiment des champions hors normes qui ne se la jouent pas.
Laurent Luyat: Ils touchent beaucoup les téléspectateurs qui nous regardent. Qu'est-ce que le président de Paris 2024 échange avec les organisateurs de Pyeongchang? Tony Estanguet: Pour Paris 2024, c'est très important d'être présent ici. On est une dizaine de personnes de Paris 2024 ici pour rencontrer les personnes et essayer de comprendre la difficile transition entre les J0 et les Jeux paralympiques. En 2 semaines, il faut réaménager tout un village Olympique en village paralympique.
Il faut que le site soit complètement accessible. Il y a des contraintes opérationnelles très importantes entre les J0 et les Jeux paralympiques. On rentre dans le détail avec le comité d'organisation. On a eu une réunion avec le Comité international des Jeux paralympiques sur les droits télés, sur le marketing. Laurent Luyat: Sur les droits télés, vous allez discuter de quoi? Tony Estanguet: C'est un modèle vraiment différent.
Sur les Jeux paralympiques, la propriété est à l'IPC, mais c'est nous qui allons aussi percevoir des recettes de ces droits télés. Alors que sur les Jeux olympiques, c'est le Comité olympique qui vend et qui nous reverse une partie. C'est un modèle un peu différent. On rentre dans les détails pour faire en sorte de faire une promotion la plus importante possible. On veut que les Jeux 2024 soient vraiment réussis. S.El Gueddari: Il y a aussi un enjeu sur la médiatisation.
On le découvre avec Rio et Pyeongchang. C'est parfois le manque de moyens à la réalisation. A Rio, c'était encore plus criant. Beaucoup d'épreuves n'étaient pas filmées. Le Comité avait fait un choix au niveau budgétaire. La promotion va passer par la capacité du Comité d'organisation de diffuser a minima les compétitions avec les Français. Je pense que c'est un enjeu majeur. Tony Estanguet: On en a discuté hier. Il y aura des évolutions pour Paris 2024. Laurent Luyat: Tout sera filmé?
Tony Estanguet: Exactement. C'est la même société qui va faire la production des images pendant les J0 et les Jeux paralympiques. Ce n'était pas le cas avant. Ce sera le cas à Paris. Laurent Luyat: Guy Forget et Martin Fourcade ont vraiment envie de s'engager. Il y aura Sarah Ourahmoune et Nantenin Kelta qui seront les représentantes du handisport. Tony Estanguet: On a 5 personnes qui représentent le handisport. C'est une belle représentation.
Pour nous, il y a la même ambition pour les J0 que pour les Jeux paralympiques. On aura les mêmes sites pour faire la promotion des Jeux paralympiques. On veut qu'ils marquent les esprits. On a un potentiel important de progression sur notre regard sur le handicap, sur notre capacité de rendre les sites plus accessibles. Laurent Luyat: Est-ce pour ça que vous avez décalé le début des J0 à fin juillet pour que les Jeux paralympiques soient dans la zone d'été?
Pour avoir la période de vacances scolaires pendant les Jeux paralympiques, on a avancé les J0. On veut qu'il y ait du monde dans les gradins. S.El Gueddari: Quand on l'a appris, on a trouvé que c'était un des choix les plus forts. C'est souvent au moment de la rentrée scolaire, donc les gens peuvent moins les suivre. On sait tous que les 2 premières semaines de septembre, il y a tant de choses à mettre en place... Là, on va être dans la période des vacances scolaires.
On va pouvoir assister à cette fête. On n'a pas de souci à se faire pour les Jeux paralympiques. Laurent Luyat: Quelles décisions pourront-t-ils prendre? Tony Estanguet: Je voudrais que les athlètes soient au niveau des prises de décision. Dans le comité des athlètes, jusque l'organe qui prendra les décisions finales, c'est-à-dire le Conseil d'administration de Paris 2024.
Il y aura aussi beaucoup d'athlètes pour assurer qu'il y a des acteurs politiques, mais surtout les athlètes qui sont au coeur de la machine pour faire en sorte que toutes les décisions soient dans l'intérêt des athlètes. Laurent Luyat: Ils seront financés par des fonds privés. Tony Estanguet: Il faut aborder cela avec beaucoup de transparence. Il y a beaucoup d'argent investi dans les J0 et les Jeux paralympiques. C'est tant mieux.
Ce sont des fonds privés qui financent l'organisation de ces Jeux. Il y a de l'argent public investi dans des infrastructures, mais la partie organisation est financée à 100% par de l'argent privé et notamment les salaires de toutes les personnes qui travailleront dans Paris 2024. Laurent Luyat: On est obligés de le signaler. Tony Estanguet: Il faut répondre aux inquiétudes. Ça fait un peu polémique, mais il n'y a rien à cacher. On avance sereinement.
Le projet de Paris 2024 est le moins cher de ces 30 dernières années pour organiser Laurent Luyat: Ça va rester moins cher? Tony Estanguet: On ne peut pas comparer avec les dernières éditions. On a un seul équipement à construire.