Marine Le Pen est arrivée avec une ambition remarquable au second Nicolas Bay : Oui, et les résultats obtenus nous obligent.

Dans Soir 3 sur France 3 - le lundi 12 mars
Marine Le Pen peut séduire une partie de ses électeurs. Le barrage anti-Front national, "Rassemblement national" au sein de LR ne fait pas l'unanimité. Des voix dissonantes se font entendre? D. Sportiello : Oui, si Laurent Wauquiez dit toujours non à toute alliance, il y a quelqu'un chez les Républicains qui est beaucoup plus ouvert, c'est Thierry Mariani. Il estime qu'il faut se rapprocher du Front national.
Un mot de la grande absente dont on a beaucoup parlé dans les coulisses du congrès du FN? D. Sportiello : Evidemment, Marion Maréchal-Le Pen, elle est très populaire chez les militants et elle incarne une forme de renouvellement. Même si sa ligne identitaire est très proche de Jean-Marie Le Pen... les conservateurs américains. Mais il y a un grand vent de populisme qui balaie toute l'Europe... Il est trop tôt pour parler d'un simple ripolinage à propos du virage que veut opérer Marine Le Pen.
Merci Danielle, vous cédez la place à Nicolas Bay, vice-président du Front national, également euro-député, bonsoir... "Rassemblement national", ce nom doit être ratifié par les adhérents Marine Le Pen dit avoir longuement réfléchi et consulté, elle ne peut ignorer l'historique de ce nom, dont Danielle Sportiello vient de Parler? Nicolas Bay : C'est un nom qui a déjà été utilisé dans l'histoire politique, c'est inévitable.
Mais ce changement de nom qui est proposée aux adhérents du Front national, cela peut correspondre à un changement de dimension bien Le Front national correspond à ce que nous avons été, une force d'opposition qui a été à un niveau électoral très modeste et qui a eu beaucoup de mérite et de lucidité sur beaucoup de sujets fondamentaux. Aujourd'hui, nous rassemble 11 millions de voix! Ce désir de rassembler, vous l'aviez déjà lors de l'élection précédente...
Marine Le Pen est arrivée avec une ambition remarquable au second Nicolas Bay : Oui, et les résultats obtenus nous obligent. Les résultats électoraux obtenus nous ouvrent des perspectives. Désormais, nous sommes la seule véritable opposition dans le pays à Emmanuel Macron et nous avons pour objectif de constituer un pôle majoritaire. Rassemblement national: c'est donc le cri de ralliement et l'appel à sceller des alliances, mais avec qui? Nicolas Dupont Aignan, ce n'est pas suffisant?
C'est un appel à Florian Philippot et son mouvement Les Patriotes? Nicolas Bay : Le rassemblement, c'est d'abord sur un projet. Les européennes, c'est dans quinze mois. Emmanuel Macron et ses soutiens défendront le fédéralisme européen à marche forcée. Nous, nous entendons constituer un pôle dont le Front national sera l'ossature principale, mais avec ceux... Donc des eurosceptiques que vous ne trouverez pas chez Les Républicains? Nicolas Bay : On n'est pas dans une démarche d'appareil.
On tend la main à tous les Français d'abord. Et ensuite aux personnalités ou aux mouvements qui voudraient nous rejoindre... Vous avez cité Thierry Mariani, c'est un bon exemple. Il partage beaucoup d'idées communes avec nous. Il y en a sans doute d'autres... Laurent Wauquiez est dans une posture, il a été ministre des Affaires européennes, il a fait partie d'un gouvernement qui a fait entrer 1 million d'immigrés supplémentaires en cinq ans. Il n'est pas étonnant qu'il refuse notre main tendue.
La vidéo à présent... Elle fait le tour des réseaux sociaux, Davy Rodriguez profère des insultes racistes à l'encontre d'un videur. Il s'agit du No 2 du Front jeunesse... Calme-toi, t'as aucun intérêt à t'énerver!