Nous sommes au coeur de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, à 30 minutes de Nantes.

Dans Enquête d'action sur W9 - le vendredi 13 avril
J'appelle ça des fouteurs de merde. (Générique). Bonsoir. Ce soir, une édition spéciale d'Enquête d'action. Nous sommes au coeur de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, à 30 minutes de Nantes. Ici aurait dû surgir un aéroport flambant neuf, mais le gouvernement en a décidé autrement. Il a décidé d'abandonner ce projet vieux de 50 ans. Conséquence: les opposants au projet doivent quitter les lieux. Ils sont là depuis 10 ans. Certains ont créé un mode de vie alternatif.
Mais un ultimatum leur a été donné. Ils avaientjusqu'au 1er avril pour quitter les lieux, ils ne l'ont pas Depuis lundi, des gendarmes sont en première ligne pour déloger les récalcitrants. Une semaine sous haute tension que vous allez découvrir. Des cabanons détruits... Des caravanes qui partent en fumée... Et l'emblématique mirador de la ZAD fauché par 2 pelleteuses. Les images de la fin d'une époque.
Presque 10 ans après sa création, la zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes a été en majeure partie évacuée cette semaine. Ces 1 650 hectares de terres sont devenus un village autogéré. Il comptait encore au début de semaine près de 250 zadistes. Pour les déloger, 2 500 gendarmes sont mobilisés. Face à eux, des occupants déterminés à rester. On n'a pas envie de se faire expulser. On tient notre position. On veut pas faire de mal, mais on nous agresse illégalement.
Donc on réagit d'une certaine façon. Pour ralentir l'avancée des forces de l'ordre, ils montent des barricades et creusent des tranchées. Ils défendent un territoire, mais pas seulement. La ZAD, pour eux, c'est un mode de vie. Faire vivre la ZAD, c'est ce qui a poussé de nombreux soutiens à converger vers Notre-Dame-des-Landes. Ils sont venus parfois de très loin, comme Mathilde, originaire de Franche-Comté.
Ça nous fait tellement de bien d'avoir des gens qui proposent autre chose que ce gouvernement de merde! Et on est là pour les soutenir. Certains sont même prêts au corps-a-corps pour défendre leurs idées. D'être si peu intelligents, d'être si peu indépendants, ça vous fait pas mal au cul? Des attaques auxquelles les militaires répondent par du gaz lacrymogène. Mais certains zadistes sont prêts à utiliser une violence extrême pour défendre ce qu'ils considèrent comme leur territoire.
Ils ont attaqué les gendarmes à coups de pierres et de cocktails Molotov. Plus grave: un groupe d'ultras a visé un hélicoptère de la gendarmerie avec des fusées artisanales. Ce n'est pas le seul incident de la semaine.