Vous lui déniez la volonté de condamner plus fermement les viols sur mineurs?

Dans Télématin (suite) sur France 2 - le mercredi 16 mai
Davantage de viols sur mineurs pourraient être jugés comme des crimes. M.Schiappa: Vous envoyez un message qui est faux BUX agresseurs! Vous direz aux agresseurs qu'ils seront moins punis alors que le sens de ce projet de loi est de punir toutes les violences sexuelles et sexistes, notamment en faisant du viol un viol, en le condamnant comme tel. C'est un sujet important. Je ne me calmerai pas. Je répondrai aux mensonges qui sont faits autour de ce projet de loi! C.Roux: Elle défend son texte.
Elle dit que les sanctions seront plus sévères. C.Autain: Elle s'est fâchée à un moment. Dans l'Hémicycle, tous les groupes d'opposition ont démantelé cet article. A l'intérieur de La République en marche, de nombreux députés ont été mal à l'aise. Quand vous avez une pétition de 250 personnalités, dont une ancienne ministre, la spécialiste des violences sexuelles et le Haut Conseil à l'égalité qui disent de faire attention... C.Roux: Ce texte est mal écrit?
C.Autain: Il n'est pas à la hauteur de ce qu'on pouvait attendre. Cela pourrait avoir l'effet inverse de ce qui est recherché. Des crimes de viol sur mineurs risquent d'être encore plus jugés comme des délits et non pas C.Roux: C'est de la maladresse de la part de la ministre? On connaît ses convictions. Vous lui déniez la volonté de condamner plus fermement les viols sur mineurs?
C.Autain: Je ne comprends pas comment nous avons pu passer, hier, 4 heures sur cet article et ne pas faire bouger ce gouvernement. Il y avait possibilité de rassembler à l'unanimité tout l'Hémicycle si, enfin, ce gouvernement acceptait que nous travaillions à une proposition qui permette cette inversion de la charge de la preuve. C'est ce que nous demandons. On nous a dit que ce n'était pas constitutionnel.
Nous avons eu un débatjuridique un peu surréaliste parce qu'il n'y avait pas d'arguments véritables du côté C.Roux: Y a-t-il de bonnes choses dans ce texte? C.Autain: L'article 1. On va étendre le délai de prescription, qui passe C'était la grande cause du quinquennat. La ministre a dit que c'était un enjeu de civilisation. Nous avons une loi qui ne touche qu'à la réglementation, sans moyens, sans objectifs chiffrés. J'estime que cette loi n'est absolument pas à la hauteur.