Si dans le sillage de ces démissions d'autres conservateurs suivaient, le gouvernement de Theresa May pourrait être renversé.

Dans Soir 3 sur France 3 - le lundi 9 juillet
En Grande-Bretagne, Theresa May plus que jamais fragilisée. En 24 heures, elle a essuyé un double revers. Deux ministres de poids quittent son gouvernement. David Davis, le ministre en charge du Brexit et Boris Johnson, chef de la Diplomatie. Tous deux dénoncent la méthode May: la sortie en douceur de l'Europe... C'est un poids lourd du gouvernement qui démissionne.
L'imprévisible Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères, partisan acharné de la séparation avec l'Union européenne s'explique dans une lettre... Son départ suit celui du ministre du Brexit, David Davis. Moi qui ai vu tout ce parcours depuis deux ans, je m'inquiétais de plus en plus de la tournure que ça prenait. Nous ne sommes pas assez durs dans les négociations avec Bruxelles.
Ces deux démissionnaires veulent un Brexit dur, dans lequel la Grande-Bretagne n'obéirait plus au droit européen, n'aurait plus à donner de l'argent à l'UE, il n'y aurait plus de libre circulation des personnes et pour avoir accès au marché européen, les Britanniques devraient payer des droits de douane.
La Première ministre Theresa May propose un Brexit mou, dans lequel la Grande-Bretagne aurait accès au marché européen en contrepartie d'une participation au budget de l'Union, libre circulation des personnes et des marchandises, les lois européennes s'imposeraient au Royaume-Uni. Mais avec ces deux démissions, cet après-midi, elle ne s'est pas montrée très optimiste.
Nous n'avons pas été d'accord sur la manière d'accomplir notre engagement auprès des électeurs britanniques et nous devons aussi nous préparer à ce que les négociations avec l'Union européenne ne débouchent sur aucun accord. Si dans le sillage de ces démissions d'autres conservateurs suivaient, le gouvernement de Theresa May pourrait être renversé. D'autres informations ailleurs en Europe, direction d'abord la Turquie dans notre "Eurozapping"... La Turquie se dote d'un hyper président...
A 64 ans, Recep Erdogan prête serment pour un nouveau mandat. Par référendum, il sera aussi Premier ministre et pourra rester à la tête de l'Etatjusqu'en 2034. Nous allons renforcer la place de la Turquie dans tous les domaines, y compris la défense et la sécurité de nos frontières. Depuis le coup d'Etat manqué en juillet 2016, le président turc a fait emprisonner plus de 18.000 personnes. Retour au dialogue avec la Catalogne en Espagne...