Nicolas Sarkozy ne s'y est rendu qu'une ou deux fois, après, il préférerait aller dans la résidence qui appartenait à son épouse...

Dans C dans l'air sur France 5 - le samedi 4 août
Mais cela avait plombé François Hollande, les vacances là-bas! François Hollande, lui, avait remonté les Champs-Elysées sous la pluie en voiture, pour sa première sortie... Au Fort de Brégançon, il se baladait sur la plage, mal à l'aise... Et tout de suite, la sacralité de la figure présidentielle a volé en Alors qu'Emmanuel Macron a commencé par remonter les Champs-Elysées sur un command car, fier comme un coq...
Et il réinvestit Brégançon, il institutionnalise quelques part la résidence présidentielle. Emmanuel Macron, c'est le nouveau monde, le président nomade, mais c'est aussi celui qui invite Poutine à Versailles, qui passe ses week-ends à La Lanterne. Il ne pouvait pas passer ses vacances hier qu'à Brégançon. Ce n'est pas surprenant qu'il passe ses vacances là-bas. Axel de Tarlé : Donc, contrairement à François Hollande, il fait bon usage du fort de Brégançon?
J. Alimi : En tout cas, il en fait un bon usage. Nombre d'anciens présidents n'y sontjamais venu... Nicolas Sarkozy ne s'y est rendu qu'une ou deux fois, après, il préférerait aller dans la résidence qui appartenait à son épouse... Et François Hollande, il y a eu cet été calamiteux. Au-delà du fait qu'il était mal dégrossi, c'est surtout qu'il n'a rien fait... Et bien avant Hollande et Sarkozy, certains présidents y allaient pour les vacances et ils assumaient parfaitement ce fait.
Monsieur Pompidou, Monsieur Chirac et Monsieur Giscard d'Estaing, par exemple... Alors que là, les temps ont changé. C'est la période du quinquennat, les mandatures sont plus courtes. Pas question de perdre du temps! Les vacances sont devenues un acte politique, sous les caméras des chaînes en continu. Il faut montrer qu'on travaille. Et Emmanuel Macron, qui a mis le travail au sommet de sa hiérarchie des valeurs humaines, va montrer qu'il va travailler.
Cela a commencé par les discussions avec Madame Theresa May.