Il n'y a qu'une personne qu'on ne peut pas entendre dans une commission d'enquête parlementaire: le président de la République.

Dans Journal 20h00 sur France 2 - le mardi 11 septembre
Anne-Sophie Lapix: A.Benalla refuse de témoigner devant la commission d'enquête du Sénat. L'ancien chargé de mission à l'Elysée devait être entendu parce qu'il est accusé de violences contre un manifestant en marge des défilés du 1er mai. Selon son avocat, A.Benalla, mis en examen dans cette affaire, réserve ses déclarations à la justice. Pour A.Benalla, c'est non. Pas question de répondre dans l'immédiat aux sénateurs.
Dans ce mail qu'a pu consulter Le Figaro, la commission d'enquête l'invite à être auditionné le 19 septembre. A.Benalla n'ira pas. Son avocat l'affirme: il est obligé de réserver ses réponses auxjuges d'instruction, qui doivent l'entendre fin septembre. Agacement du président de la commission. Pour lui, ce n'est pas un argument valable. La justice est saisie d'un éventuel délit commis en marge d'une manifestation, le 1er mai dernier.
Moi, je m'intéresse à tout le reste, ce qui s'est passé avant et après. Je m'intéresse au fonctionnement de l'Etat. Pour bien préciser les choses, le Sénat s'est fendu d'un communiqué cet après-midi, sous forme d'un rappel à la loi. Pourquoi il parlerait aux médias et pas aux sénateurs? Il a demandé à être entendu. Tous les citoyens sont égaux. Il n'y a qu'une personne qu'on ne peut pas entendre dans une commission d'enquête parlementaire: le président de la République.
Et le Sénat de rappeler certains précédents. Il y avait eu l'affaire Cahuzac. L'ex-ministre, convoqué par la commission d'enquête, faisait l'objet de poursuites policières. Même chose pour le préfet Bonnet, dans l'affaire des paillotes corses. Entre A.Benalla et les sénateurs, le bras de ferjuridique ne fait peut-être que commencer. Anne-Sophie Lapix: Armer tous les policiers municipaux, c'est ce que préconise le rapport de 2 parlementaires LREM, dont l'ancien patron du Raid.
Il s'agirait de soulager la police nationale de certaines missions. Est-ce une bonne idée? Y a-t-il un risque d'une police au rabais? Armer systématiquement pour quoi faire? Selon les auteurs du rapport remis au Premier ministre, le contexte sécuritaire et la menace terroriste actuelle imposent des changements. On est dans un terrorisme d'initiatives rapides. Il faut intervenir rapidement.