A l'époque, Marine Le Pen était le modèle de Matteo Salvini.

Dans Le 19.45 sur M6 - le lundi 8 octobre
Pour Marine Le Pen, l'union fait la force. La présidente du Rassemblement National a rencontré, aujourd'hui, à Rome, le sulfureux ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini. Les deux leaders d'extrême droite ont lancé ensemble leur campagne pour les européennes, avec deux ennemis communs: l'Europe et Emmanuel Macron. Voici une photo que Marine Le Pen attendait avec impatience.
Un cliché aux côtés de Matteo Salvini, leader du parti de l'extrême droite italienne, devenu ministre de l'Intérieur. A sept mois des élections européennes, la présidente du Rassemblement National espère ainsi donner un coup de fouet à sa campagne. Les deux figures du populisme ont scellé leur alliance et lancé leurs campagnes avec la même volonté d'une Europe nationaliste.
Nous ne luttons pas contre l'Europe avec Matteo Salvini, mais nous luttons contre l'Union Européenne, qui est un système devenu totalitaire. Ils luttent aussi contre Bruxelles. Les Jean-Claude Juncker qui ont apporté la précarité en Europe. Emmanuel Macron qui se bat pour une Europe progressiste. Leur histoire a commencé ily a près de 15 ans. A l'époque, Marine Le Pen était le modèle de Matteo Salvini. Aujourd'hui, c'est lui qui a le pouvoir.
Il est à plus de 30 % d'intentions de vote dans son parti. Il a une grande popularité dans son pays. Cela signifie qu'il y a tout un contexte, un climat politique favorable à ce type de mouvement et dont Marine Le Pen voudrait profiter. Marine Le Pen s'affiche avec le leader italien jusque sur le nouveau tract du Rassemblement National.
Fragilisée en France par des affaires judiciaires, la présidente du parti d'extrême droite entend avec cette stratégie montrer que la dynamique nationaliste n'est pas en perte de vitesse. Si l'Europe est en proie à une puissante montée des mouvements populistes, elle n'est pas un cas isolé. Au Brésil, le candidat d'extrême droite à la présidentielle a recueilli 48% des voix au premier tour.
Nostalgique de la dictature militaire, raciste et misogyne, Jair Bolsonaro a convaincu les électeurs avec ses positions très dures contre l'insécurité. Au second tour, le 28 octobre, il sera opposé à Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs, parti de l'ancien président Lula, condamné à douze ans de prison pour corruption. Le verdict en Espagne dans le premier procès du franquisme. Eduardo Vela, un médecin de 85 ans, étaitjugé, à Madrid, pour l'enlèvement d'un bébé, en 1969.