126 cadres du syndicat Force ouvrière fichés secrètement dans un document que révèle aujourd'hui le "Canard enchaîné".

Dans 19/20 : Journal national sur France 3 - le mercredi 10 octobre
L'entourage du patron de Force ouvrière très embarrassé par les révélations du "Canard enchaîné". On apprend que les cadres du syndicat auraient été fichés en 2016 par des proches de Pascal Pavageau qui faisait alors campagne pour prendre la direction. Les commentaires étaient parfois injurieux... 126 cadres du syndicat Force ouvrière fichés secrètement dans un document que révèle aujourd'hui le "Canard enchaîné".
Ce fichier, le voici, des noms de hauts responsables et leurs photos, que nous avons masquées, à côté, des commentaires sur leurs opinions politiques. Ce syndicaliste, par exemple, appartiendrait à une fédération trotskiste. Certains sont affublés de qualificatifs peu élogieux comme "niais", "influençable". Lui est décrit comme un fervent soutien de PP, les initiales de Pascal Pavageau, actuel patron de Force ouvrière. refuse désormais tout commentaire.
J'ai toujours fait en sorte que tout ce qui relevait de l'interne Dans le "Canard enchaîné", le patron du syndicat parle néanmoins de grave erreur... Des notes rédigées en octobre 2016. Pascal Pavageau cherche alors des soutiens dans les fédérations, il est candidat à la succession de Jean-Claude Mailly à la tête de Force ouvrière. Des méthodes que condamne son prédécesseur.
C'est sidérant ce genre de choses, c'est une procédure inacceptable qu'on condamne régulièrement syndicalement dans les entreprises quand ça existe, doncje ne comprends pas. Même malaise aujourd'hui au siège de Force ouvrière. Vous avez lu le "Canard enchaîné", ça vous surprend? Je dirais que tout le monde fiche tout le monde à l'époque actuelle. Une pratique en tout cas pas interdite par la loi. La Commission nationale de l'informatique et des libertés pourrait être saisie.
Dans l'actualité, il y a aussi cette phrase du pape François qui fait beaucoup réagir depuis ce matin. Dans son homélie place Saint-Pierre, le souverain pontife est allé jusqu'à comparer l'avortement au recours à un tueur à gages. Les mots sont choisis pour frapper les esprits... Ce matin, l'homélie du pape François n'a pas laissé insensible la foule de ses fidèles. On ne peut pas, ce n'est pas juste d'éliminer une vie humaine, même petite, pour résoudre un problème.
C'est comme avoir recours à un tueur à gages pour régler un problème.