Quelques notes simples, entêtantes, et le nom de Francis Lai rentré pour toujours dans l'histoire du cinéma.

Dans 12/13 : Journal national sur France 3 - le jeudi 8 novembre
Il nous a quittés hier, il avait 86 ans... Quelques notes simples, entêtantes, et le nom de Francis Lai rentré pour toujours dans l'histoire du cinéma. C'était en 1966, "Un homme et une femme", le début d'une collaboration d'un demi-siècle avec Claude Lelouch. C'est vraiment un monsieur qui fait pour l'image, pour le cinéma. C'est-à-dire que sa musique n'est jamais prétentieuse mais toujours belle et lyrique. C'est merveilleux de travailler avec Lelouch car il me laisse une totale liberté.
Claude Lelouch mais aussi d'autres réalisateurs, plus de cent musiques de films portent sa signature, dont celle de "Love Story" qui lui vaudra un Oscar. Mais avant le cinéma, il y a eu la chanson. J'ai commencé par la chanson, j'ai fait énormément de chansons. J'ai eu également la chance d'accompagner Piaf pendant les dernières années de sa vie. Accordéoniste, autodidacte, il a ainsi écrit pour le gratin de l'époque: de Reggiani à Mireille Mathieu en passant par ce standard d'Yves Montand.
C'était la fille du facteur, à bicyclette... Cinéma, chanson et même télévision. Ce générique mythique sur FR3 c'était lui aussi. Sa dernière partition aura été sans surprise pour son ami Claude Lelouch, la suite de "Un homme et une femme" que le réalisateur vient de tourner.